HOMMAGE A MADELEINE PILLET ET AU PASTEUR JEAN MOLINES, DIT " FLECHIER " PAR MICHEL GALAS


Rédigé par Michel GALAS, publié le 03/06/2008.

Protection des droits des auteurs de la base Mérimée, des notices et des images :
Aucune exploitation, notamment la diffusion et la reproduction, intégrale ou par extrait, autre que celle prévue à l'article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle, de la base de données, des notices et des images de ce site ne peut être réalisée sans autorisation préalable du ministre chargé de la culture ou, le cas échéant, du titulaire des droits d'auteur s'il est distinct de lui, sous peine de poursuites pour contrefaçon en application de l'article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle.

Copyright (C) 2008. Tous droits réservés.

PILLET MADELEINE ( 1701 - 1780 ) ET MOLINES JEAN (  - 1778 )


                                UNE APOSTASIE,

                  UNE PRISONIERE DU DESERT



PILLET Madeleine est née vers 1701-1711, fille d'Antoine, maître apothicaire de la RPR. " Religion Prétendue Réformée " De Marsillargues.
Épouse le 8 août 1721 Jean-Louis SAINT-SENS (1), capitaine d'infanterie, âgé de 30 ans.
3 enfants dont l'aînée, Anne, née le 12 février 1724, est seule survivante et se déclare protestante, ayant quitté la CAR (giron de nostre sainte mère Esglise), religion de son père.
Le 18 mars 1752 le pasteur Jean MOLINES, dit Fléchier, est arrêté à Marsillargues par le chevalier de PONTUAL et des dragons du régiment de la Ferronaye.
Elle est aussi arrêtée pour complicité d'hébergement du pasteur, son époux (2).
Il s'était marié avec Madeleine PILLET, veuve du capitaine d'infanterie, dans la maison duquel il fut surpris (3).
Le jugement de GUIGNARD de Saint-Priest du 15 juillet 1752, condamne à mort Fléchier comme prédicant et à la prison à vie Madeleine PILLET.
Les nouveaux convertis de l'arrondissement eurent à payer une amende de 3.000 livres.
L'espion qui les trahit reçut 3.000 livres de récompense par le secrétaire d'état à l'intendant (Arch.gén.E.3513).

Fléchier se laissant troubler par la peur abjure en face du gibet.
Ce fut un triomphe pour le clergé romain, qui ne rougit pas de proclamer " un des plus grands miracles qui se soient faits de nos jours dans l'ordre de la grâce ".
On se hâta de proclamer une lettre de M. MOLINES, à un de ses amis, avec son abjuration, Paris 6 mai 1752, qui a été reproduite et réfutée avec talent dans le Patriote Français et impartial.
Dans cette Lettre on lui faisait dire : " La seule lumière de la vérité m'a conduit au pied des autels ;…mon changement a été la suite d'une prière fervente et assidue et d'un examen sérieux dans lequel j'ai reconnu la fausseté de la religion dont j'étais le ministre, et la vérité de celle que j'ai eu le bonheur d'embrasser.
Il faudrait sans doute que je fusse le dernier des scélérats pour avoir sacrifié mon salut éternel à quelques jours d'une vie passagère.
Je ne l'estime pas assez pour l'acheter au prix de mon âme, etc. "
Malgré tout ce bruit, le gouvernement conservait des doutes sur la sincérité de cette conversion forcée.
Le 6 mai 1752, Saint-Florentin écrivait à Saint-Priest : " J'ai été charmé de ce que vous me marquez de la conversion du ministre Fléchier ; jusqu'à présent, il y a lieu de présumer qu'elle est sincère.
Cependant comme il est déjà arrivé qu'un ministre du Dauphiné a feint de se convertir pour prévenir un arrêt de mort, l'intention du roi est qu'afin d'éprouver les dispositions de celui-ci, vous le jugiez et lui fassiez prononcer son jugement ; s'il persévère, vous en ferez suspendre l'exécution, et Sa Majesté commuera sa peine en celle de prison, sauf à lui accorder ensuite sa grâce entière, en cas qu'il persiste dans les mêmes sentiments ".
Un chanoine de Montpellier communique par une lettre les plus curieux détails sur la comédie qui se joua à cette occasion " Molines qui avait fait preuve, avant et pendant son interrogatoire, d'une grande lâcheté, écouta etc.", il nous appartient de croire que ces instructions furent ponctuellement suivies. 
MOLINES continuant à donner " des marques de religion et de persévérance " Sa Majesté, persuadé " que la conviction éprouvée de la sincérité de son retour bannirait les doutes que les autres ministres auraient voulu faire naître et procurerait des conversions aussi véritables, " et trouvant d'ailleurs " juste de favoriser ses pieux desseins ", consentit enfin au mois de septembre, qu'il sortit de la citadelle de Montpellier pour aller au séminaire de Viviers (Arch.gén.E.3513).
Il entre donc dans le séminaire…


Quant à Madeleine, elle sera rasée, ensuite conduite avec sa fille âgée d'une douzaine d'année et enfermée pour le reste de ses jours dans la citadelle de Montpellier.
On espérait que l'exemple de MOLINES les " ramènerait ".
Cet espoir paraît ne pas avoir été déçu au sujet de la jeune fille ; mais la mère, qui passait pour la femme* du ministre apostat, resta inébranlable, se montra plus ferme…
Elle ne fut plus admise en maison de force car son intransigeance l'y rend indésirable, elle sera envoyée à la Tour de Constance en septembre 1752 (Ibid.E.3513).

La joie de la cour de Louis XV fut de courte durée.
Non seulement l'arrestation des deux pasteurs du désert ne décida pas leurs collègues " à prendre la fuite ", ainsi l'espérait Saint-Florentin ; les protestants continuèrent à s'assembler comme auparavant ; bien plus, à peine le malheureux MOLINES, " ce parfait honnête homme, à qui, selon l'expression du chanoine et syndic MOREL, ses vertus morales avaient attiré la grâce de sa conversion ", fut-il libre qu'il parviendra à sortir secrètement du royaume, et se réfugiera en Hollande.
Le consistoire Wallon d'Amsterdam, touché de son repentir et de ses pleurs, consentit à l'admettre de nouveau dans le sein de l'église protestante.

Pendant ce temps, à Marsillargues l'intendant devait raser la maison de Madeleine PILLET, elle devait être détruite jusqu'aux fondements.
Après avoir hésité, en considération de la qualité de la malheureuse, l'Intendant l'envoya rejoindre les autres captives d'origine beaucoup plus modeste qu'elle. Mais on lui versa une pension mensuelle de 30 livres prélevée sur ses biens confisqués.
Pensionnée, donc pas rationnaire. Sa "promesse de bien faire" lui vaut d'être élargie le 30 septembre 1766 (Ordre Beauvau), elle se fait de plus délivrer dans de très courts délais un Brevet de Rémission lui permettant de rentrer le 30 janvier suivant dans ses biens mis en Régie.
Car sa fille qui avait elle aussi abjuré (renoncé solennellement à sa religion, juré d'abandonner l'hérésie de CALVIN) n'avait pas craint auparavant d'en réclamer la régie.

Quant à Moulines, il ne  pourra calmer sa conscience bourrelée par les remords ; jusqu' à son extrême vieillesse, on verra le pauvre apostat, la tête basse, le regard éteint, pleurer chaque jour la faiblesse que lui avaient arrachée de lâches persécuteurs.

Un tableau des plus impressif, tracé par un témoin oculaire, par le fils du pasteur Isacc, Chatelain d'Amsterdam.

Lorsque, bien jeune encore,  il raconte cette pieuse et sombre peinture qu'il voyait au foyer de son père :" je me souviens d'avoir vu arriver mainte et mainte fois chez mon père M. MOLINES s'accusant toujours, tandis que mon père s'efforçait toujours de lui faire comprendre que, par les mérites infinis du Christ, son pardon lui était sans doute accordé…
La figure de ce malheureux, sillonné de rides, portait l'empreinte du désespoir…Son regard éteint par les larmes, attestait tout ce que son âme avait souffert ; on ne pouvait le rencontrer sans se sentir ému de pitié ; son attitude exprimait l'affaissement ; sa tête retombante de tout son poids sur sa poitrine, et ses mains pendantes annonçaient un découragement profond… Il était tellement absorbé en lui-même qu'il ne s'apercevait de quoi que ce soit ; rien ne pouvait le distraire de ses sombres pensées ; il ne pouvait oublier surtout le dernier regard jeté sur lui par BENEZET ; et quand il était en proie à ce souvenir, ses sanglots redoublaient ; il regrettait la couronne du martyre perdue par sa lâcheté et conquise par son ami* ".
Moulines est décédé en 1778, quelques temps après le 11 novembre 1780 c'est Madeleine PILLET qui décédera à son tour, sépulture non catholique.

Après cette triste page d'histoire locale, je vous soumets un fait que j'ai recueilli et qui tient de sentiment plus élevé.

Le compte de SAINT-FLORENTIN ne craignit pas de demander la croix de SAINT-LOUIS pour les officiers de PONTUAL et DESMARCIEUX, qui avaient puissamment contribué à saisir les deux pasteurs du désert.
Mais le ministre de la guerre, d'ARGENSON, refusa formellement : ils voulut récompenser leurs services que par des gratifications d'argent. (Dep. 25 juillet 1752 .)


"                (1) Quelque confusion dans les noms propres que je n'ai pût éclaircir, une écriture différente pour le nom de l'ancien mari de Madeleine PILLET (SENSENS) ou (SAINT-SENS), cette dernière écriture me paraît plus juste.
Pour Madeleine PILLET, je confirme que les textes ou son nom est mentionné PILOT, sont des erreurs d'écriture.
"                (2)Est-ce que Jean MOLINES et Madeleine PILLET s'était uni sous la clandestinité d'un mariage protestant ?!, tout porte à le croire…
Un extrait d'un courrier de Monsieur de MONCAN, commandant en Languedoc " si elle est mariée au ministre Fléchier, et même quand elle ne le serait pas. " (Dep. 26 juillet 1752, p. 182.)
"                (3) On ne saura jamais si Jean MOLINES arrêté à Marsillargues le fût chez son ami CHABRAN (Arch.gén.Tt.332) ou chez madeleine PILLET.
  Il se rendait régulièrement au domicile de CHABRAN, ou ils échangeaient secrètement des opinions religieuses.
"                (4) Pourquoi Jean MOULINES dit FLECHIER fût hanté par la mort de son meilleur ami ?
Suite à la dispersion violente de la réunion religieuse de Beauvoisin ou le ministre MOLINES officiait ;
Un dénonciateur dénonça François BENEZET, il reçu par le Roi la gratification de 480 fr.
De ce fait, Sieur DESMARCIEUX avec quatre dragons firent la capture au Vigan le 30 janvier 1752 du ministre François BENEZET, soit six semaine avant l'arrestation de son meilleur ami JeanMOLINES.
Suivant la législation cruelle des édits, le 27 mars le sieur    BENEZET, âgé de 26 ans, fût conduit à l'échafaud sur l'esplanade de Montpellier et exécuté en présence de l'abbé BOUYRA qui se distingua par ses efforts pour le porter à renier sa foi.
D'où cet échange de phrases célèbres au pied du gibet sous un roulement incessant de tambour : " vous serez damné si vous avez le malheur de résister à mes semonces, si cela persiste vous ne devez attendre que l'enfer en partage.
Si vous étiez persuadé qu'il y'en eût un, répliqua le prévenu, me persécuteriez-vous comme vous le faites ?
Et aurais-je été condamné à perdre la vie sur un gibet, pour cela seul que j'ai adressé quelques exhortations à nos frères ?".
François Benezet se mis à chanter le psaume LIeme et il offrit sa vie à Dieu avec un visage serein.

Sa mort fût l'objet d'une complainte populaire, " dont les strophes touchautes, dit M. PEYRA, adoucirent peut être la douleur de sa jeune femme, qu'il laissait enceinte, et de son enfant orphelin."


Avant sa mort Madeleine femme instruite et distinguée s'était lié avec Marie DURAND (la soeur du martyr de Montpellier Pierre DURAND)


Mme de SAINT-SENS (Madeleine PILLET) envoya plus d'une fois ses amitiés à la fille du martyr dont l'avait si souvent entretenue sa compagne de captivité.
Marie DURAND qui s'était fait le devoir inviolable dès1748, soit tout au long de la captivité des prisionières du désert, d'envoyer des listes de ces recluses d'Aigues Mortes au pasteur Paul Rabaut (dont l'influence était prépondérante en Languedoc).
Celui-ci prépara un long mémoire où les plaintes de ses coreligionnaires étaient exprimées avec précision, mais sans qu'il y mentionnât cependant le triste sort des recluses d'Aigues-Mortes. Il eut le courage d'arrêter lui-même près de Codognan le carrosse du marquis de Paulmy d'Argenson, auquel il remit le placet ; un mot du grand seigneur pouvait l'envoyer à la potence !
Paulmy avait déjà reçu une requête directement envoyée par les martyres, et fort habilement rédigée.
Qui donc avait tenu la plume ?
Madeleine PILLET je présume…
Les prisonnières faisaient état de la visite qu'elles venaient de recevoir de l'illustre délégué. En effet il s'était rendu à la Tour. Son émotion fut profonde, et il ne put s'empêcher de marquer sa sympathie aux victimes d'une intolérance déjà condamnée. Par trois fois il leur demanda de prier Dieu pour lui, puis il leur remit deux louis. Il voulut savoir si elles étaient toutes arrêtées pour crime d'assemblée : " Oui, Monseigneur, approuva l'une d'elles ; et nous ne croyons pas que le Roi trouve mauvais qu'on s'assemble pour prier Dieu. " - " Non, mon enfant ", répondit-il simplement.
Comme il sortait, dit Paul Rabaut, deux jeunes filles coururent après lui, dont l'une était la petite Catherine Falguière-Goutés entrée avec sa mère en juin 1742 ; " et s'étant jetées à ses pieds, en lui demandant avec larmes la délivrance de leurs mères, il en fut si attendri qu'il ne put retenir ses larmes. Il leur donna six livres et leur promit qu'il se souviendrait de leurs mères ". " Les prisonnières ont tout lieu d'être satisfaites de ce seigneur ", concluait le pasteur, " que ne peut-on pas attendre d'un homme de ce caractère ? "
Mais les bonnes volontés personnelles ne pouvaient rien contre les résistances obstinées de la Cour et du Clergé. Si Paulmy avait pleuré, les évêques veillaient et Saint-Florentin aussi.
Marie DURAND dressa au début de décembre 1754 une nouvelle liste des captives qu'elle fit parvenir à Paul Rabaut. Elles étaient alors 25. Neuf étaient mortes depuis le début de 1746. De celles qui subsistaient, Marie Beraud, l'aveugle, était octogénaire. Elle avait subi 29 ans de réclusion. Jeanne Auquier avait 76 ans, Suzanne Seguin 78. Anne Gaussent-Cros était détenue depuis 31 ans, Marie Frizol depuis 27, Anne Saliège depuis 35. Plusieurs de celles-ci et de leurs compagnes avaient oublié leur âge. Onze prisonnières en tout avaient atteint ou dépassé la soixantaine.

Les prisonnières durent attendre encore quatorze ans avant qu'un autre grand dignitaire, le Prince de Beauvau, fît enfin tomber leurs chaînes.


                            FIN DE L'HOMMAGE



                                Histoire du Désert


Dans l'Histoire du protestantisme français, l'expression Désert définit une période qui s'étend de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) à la Révolution Française (1789).
Privés alors de liberté de culte, c'est loin des villes, cachés dans les endroits isolés, déserts (dans les forêts, les garrigues, les grottes ou les ravins…), que les protestants de France (en Cévennes, mais aussi en Haut-Languedoc, en Poitou, Dauphiné, Vivarais…) furent obligés de vivre clandestinement leur foi.
Ce mot de Désert avait aussi pour eux un sens biblique, comme les 40 années pendant lesquelles les Hébreux de l'Exode avaient erré dans le désert, lieu de tribulations, de tentations et de désespoirs, mais aussi lieu où se faisait entendre la parole de l'Eternel.
Cette page d'histoire concerne toute la France mais a marqué particulièrement le Languedoc et les Cévennes, où, dès le début du XVIème siècle, le protestantisme s'est largement implanté. Le Musée du Désert témoigne par l'ensemble de ses collections exposées, tel un grand livre d'images, d'une facette de l'identité cévenole forgée par de l'Histoire.



                La révocation de l'Edit de Nantes


Louis XIV, par absolutisme royal et volonté d'unité politique et religieuse va supprimer la liberté de culte aux Protestants en révoquant en 1685 l'Edit de Nantes qu'avait signé Henri IV en 1598 et qui apportait la paix religieuse en France après les Guerres de Religion. Tous les moyens sont bons pour obtenir l'abjuration de ceux de la " R.P.R. ", Religion Prétendue Réformée. Moyens incitatifs : la loi prive peu à peu les protestants de toute liberté civile, professionnelle ou religieuse. L'Edit de Nantes se vide de son contenu. Tout est prétexte à la démolition des temples et à des frustrations. Moyens répressifs : On enlève les enfants des réfractaires, les dragonnades imposent aux réformés le logement des troupes de soldats appelés " missionnaires bottés " qui, par la violence et la ruine, obtiennent des abjurations de masse.
En octobre 1685, l'Edit de Fontainebleau révoque l'Edit de Nantes, interdisant le culte protestant. Il précise les mesures qui préviendront tout retour à l'ancienne doctrine : les temples sont rasés, les pasteurs envoyés en exil, les frontières sont fermées au vu de l'hémorragie démographique et économique que la répression a suscitée, les enfants doivent obligatoirement être enseignés dans la religion du roi…
Nombreux seront ceux qui, attachés à leur foi, et n'étant pas partis en exil dans les pays du "Refuge" (Suisse, Allemagne, Hollande, Angleterre, …), se réuniront "au Désert", à l'abri des regards, dans des endroits cachés, pour célébrer le culte interdit, organisant une "église de l'ombre", clandestine, pendant plus d'un siècle en risquant la mort, les galères ou la prison à vie. Les Cévennes vont être le théâtre de la Guerre des Camisards. Révolte armée pour tenter de retrouver la liberté de culte, elle opposera quelque 3.000 protestants, les Camisards, à environ 30.000 soldats, de 1702 à 1704, sans réussir à fléchir l'intolérance et la répression.
Il faudra attendre la Révolution Française (1789) pour que soient proclamés la liberté de conscience et le libre exercice du culte. C'est cette histoire qu'évoque le Musée du Désert. Un siècle de clandestinité et de résistance pour la foi. Un siècle de répression et d'intolérance qui n'a pu éteindre cette foi. Il veut être le témoin d'un passé héroïque pour la défense d'une liberté, mais aussi donner conscience de l'héritage acquis par ces luttes : héritages spirituel et culturel qui transparaissent aujourd'hui dans la mentalité et la culture cévenoles.


Contactez l'auteur à contact@vidourle.frCopyright (C) 2008-2009. Tous droits réservés.