Rédigé par Internet Collectif, publié le 03/06/2008.
Protection des droits des auteurs de la base Mérimée, des notices et des images : Aucune exploitation, notamment la diffusion et la reproduction, intégrale ou par extrait, autre que celle prévue à l'article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle, de la base de données, des notices et des images de ce site ne peut être réalisée sans autorisation préalable du ministre chargé de la culture ou, le cas échéant, du titulaire des droits d'auteur s'il est distinct de lui, sous peine de poursuites pour contrefaçon en application de l'article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle.
Copyright (C) 2008. Tous droits réserv
 LOUIS UNI DIT APOLLON ( 1862 - 1928 ) |  | Louis Uni, dit "Apollon" est né à Marsillargues dans une humble demeure que son père avait fait construire en 1845. Ce 21 février 1862, à 8h00 du matin, au numéro 18 du boulevard qui porte son nom depuis 1962 naissait Louis, fils de Jean Jacques UNI et d'Elisabeth BREMOND. Le registre de l'état civil fut signé en mairie par les témoins qui furent Claudien Anglas (percepteur) et Antoine Bonnet (instituteur).
Personne n'aurait pu s'imaginer que le petit Louis deviendrait un colosse de 1,90 m pour 120 kg, et le premier "champion du monde de force".
|
|  TEL PERE, TEL FILS DIT-ON QUELQUEFOIS... |  |
Dans son ouvrage "Chroniques Villageoises" Paul Pastre nous dit :
« son grand-père, Jacques UNI, né en 1772, avait épousé Marie HENRY de laquelle il eut 4 enfants : Jacques (1808), Marie (1810), Jean-Jacques (1814) et Junie (1824). Sa taille atteignait 2m03. Il possédait une force peu commune, mais aucune relation des performances qu'il accomplit n'est malheureusement parvenue jusqu'à nous. Son père, Jean-Jacques, né le 19janvier 1814, avait épousé le 8 Mai 1837 Rosalie MARTIN, sage-femme, qui lui donna 5 enfants : Henri (1838), Marie (1840), Marie-Eugènie (1846), Jean-Jacques (1851) et Camille (1854). Rosalie MARTIN étant décédé en 1854, Jean-Jacques UNI épousa en secondes noces, Elizabeth Brémond, de laquelle il eut Marie-Clémence (1859) et Louis (1862). Il mourut des suites d'un accident à l'âge de 75 ans. Il mesurait 1m92 et possédait une force exeptionnelle. Il exécuta des tours de force absolument prodigieux, malheureusement le récit de peu d'entre eux est parvenu jusqu'à nous. En voici toutefois deux assez significatifs. Il exerçait la profession de transporteur et utilisait pour le charroi des matériaux de construction, une carriole tirée par un gros âne. Les véhicules de cette époque étaient montés sur des roues très haute qui plaçaient l'essieu à assez bonne distance du sol. Lorsque, au cours de ses déplacements, l'une des roues "tombait" dans une ornière assez profonde et immobilisait le véhicule, Jean Jacques n'hésitait pas, il se glissait dessous, plaquait ses larges épaules contre l'essieu et d'un vigoureux coup de reins, soulevait contenant et contenu. Il lui suffisait alors d'un puissant « hue » lancé à l'adresse de l'âne pour que ce dernier qui avait l'habitude amenât d'un coup de collier la roue bloquée sur la terre ferme. Il lui arrivait aussi de verser à boire à la ronde, en tenant d'une seule main " et par le goulot " une dame jeanne contenant 25 litres de vin. Ces deux performances ne sont évidemment pas à la portée du premier venu et il n'y a rien de surprenant qu'avec de tels ascendants Louis UNI ait hérité d'une constitution physique exceptionnelle, qui alliant beauté sculpturale et force herculéenne le fit surnommer Appolon.» |
|  LA CARRIERE DE LOUIS UNI |  | À l'âge de 14 ans, en 1876, ne rêvant qu'exercices de force, il s'échappe de chez ses parents pour rejoindre un cirque italien ambulant "Caramagne" à Lunel. Pendant un spectacle ou il se donnait à une représentation athlétique, les gendarmes l'arrête et le reconduisent dans sa famille.
Il débute en 1887 aux "Folies bergères". Son entrée en scène est impressionnante, il écarte les barreaux de fer d'une grille derrière laquelle il est emprisonné ; on raconte, à ce sujet, que le forgeron chargé de redresser les barreaux remplaça ceux-ci par du fer forgé, plus proche de l'acier que du fer doux. D'abord incapable de déformer le métal, "Apollon", stimulé par les injonctions de sa frêle épouse, réussi au prix d'un prodigieux effort à se frayer un passage à travers la grille. En 1897, à Lille, Louis Uni arracha quatre poids de commerce tenu par l'anneau dans une seule main (poids total 86 kg), il devait réussir la même charge à la volée d'un bras. "Apollon" serait également le premier homme à avoir épaulé et jeté l'essieu d'Apollon, une énorme barre de plus de 48 mm de diamètre, munie de deux roues de wagon de chemin de fer et pesant 166 kg. Cette performance sera contestée plus tard par Jean Dame qui fut manager de Charles Rigoulot avant d'être l'un des grands dirigeants français de l'haltérophilie. Louis Uni meurt le 18 octobre 1928.
|
|  AUTREFOIS LOUIS-UNIS, LE COSTAUD DE MARSILLARGUES |  | Quelle cité, grande ou petite, ne rêve-t-elle un jour d'ouvrir un musée pour regrouper les témoignages de son passé et éviter, à terme, leur disparition ? Encore faut-il qu'elle dispose de locaux adéquats. C'est le cas de la ville de Marsillargues qui accumule de véritables trésors dans une partie des caves de l'imposant château de Guillaume-de-Nogaret. Parmi ces richesses, les visiteurs découvrent de nombreux documents évoquant la vie aventureuse d'un enfant du pays, Louis Uni, né le 21 février 1862 au bord – ou presque – du Vidourle, dans une famille de neuf enfants. Des enfants fort robustes, dotés d'un bel appétit, car ils ont de qui tenir. Leur grand-père, Jacques, mesurait 2,03 m, leur père, Jean-Jacques, 1,92 m. Des colosses qui exploitent une carrière de pierre aux confins du Gard et de l'Hérault. Jean-Jacques Uni témoignait d'ailleurs très souvent de sa force herculéenne. Un jour, il souleva sur ses reins une charrette chargée de pierre embourbée dans une ornière. Dès son plus jeune âge, celui qui deviendra célèbre sous le pseudonyme d'Apollon se fait lui aussi remarqué par son extraordinaire vigueur. À 12 ans, il transporte facilement des fardeaux que des hommes dans la force de l'âge peinent à manipuler. Quelques années plus tard, avant d'atteindre sa majorité, une brève escapade avec un cirque ambulant lui fait prendre conscience de ses spectaculaires capacités athlétiques. En 1880, il débute à Bordeaux dans des numéros de music-hall. Sept ans après, il triomphe à Paris aux Folies Bergères. Aussitôt, Louis Uni, 1,86 m, 128 kg de muscle, 1,30 m de tour de poitrine, vole de succès en succès dans plus de 300 villes de France et des cinq parties du monde, enchaînant les exercices les plus extraordinaires et parfois les plus dangereux. À Nîmes, à l'issue d'une corrida, il charge un taureau sur ses épaules et le transporte hors de la piste. Mais l'attraction que celui, considéré par ses contemporains comme le Samson moderne, présente à Bruxelles paraît encore plus époustouflante. Drapé dans une cape de gladiateur antique, il pénètre dans une cage où rugissent quatre lions adultes, après avoir brisé, dans un effort surhumain, la lourde chaîne enserrant ses poignets. Il s'avance vers les fauves qui, l'instant d'auparavant, étaient prêts à sauter sur lui et qui, maintenant, bondissent tels des chats affolés à l'approche de ce titan inconnu. Autre point d'orgue des exhibitions du Marsillarguois, l'impressionnante "piste infernale". Suspendu par une jambe à 6 m de haut, il maintenait un cercle de métal sur lequel tournaient deux cyclistes. L'ensemble pesait 750 kg ! La forte stature de Louis Uni, sa sculpturale beauté, lui valent de poser comme modèle à l'école des Beaux-Arts de Lyon. Admiratifs, les élèves le comparent à Apollon, ce fabuleux héros mythologique, fils de Zeus et de Léto ...
Par Max BRUNEL du Midi Libre |
|  Titre de paragraphe |  | | Saisissez le texte du paragraphe ici |
|  Titre de paragraphe |  | | Saisissez le texte du paragraphe ici |
|
|