Rédigé par Michel GALAS, le 10/01/2008.
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 LEXIQUE |
AGROFORESTERIE : C'est une activité qui associe sur une même parcelle, une vocation mixte de production agricole annuelle (cultures fourragères dans le cas présent) et de production différée à plus long terme par des plantations espacées de bois précieux (noyers, merisiers, érables, chênes,…).
AMENAGEMENT DE PASSES A POISSONS : Suite au volet B du plan Migrateurs Rhône Méditerranée ayant pour objectif l'étude des migrations piscicoles sur les fleuves côtiers méditerranéens, une étude expérimentale de suivi de passes à poissons a été mis en place sur le Vidourle, en 2005. Il s'agissait de vérifier les dispositifs de franchissement des seuils en procédant au piégeage des bassins en amont des ouvrages. L'intérêt est d'évaluer les populations d'aloses en migration sur le Vidourle car jusqu'en 2005, la migration de ce poisson n'était plus possible à cause de l'absence de dispositifs de franchissements. L'Association MRM a de nouveau sollicité le SIAV pour la campagne 2007.
AMONT : Partie d'un cours d'eau qui est du côté de la source par rapport à un point considéré.
ANALYSE HYDROGEOMORPHOLOGIQUE : Basée sur la mise en évidence des différentes unités du relief, modelée par différents types de crues, cette analyse permet de délimiter au sein d'une plaine alluviale les zones qui sont exposées à des crues non débordantes, fréquentes ou exceptionnelles (lit mineur, lit moyen, lit majeur). Elle ne nécessite pas de modélisation mathématique. Elle s'appuie sur l'analyse des photos aériennes et des données historiques, ainsi que sur un travail de terrain. Cette méthode est désormais utilisée dans la réalisation des atlas des zones inondables et des PPR.
ASSAINISSEMENT : Ensemble des techniques de collecte, de transport et de traitement des eaux usées et pluviales d'une agglomération (assainissement collectif), d'un site industriel (voir établissement classé), ou d'une parcelle privée (assainissement autonome) avant leur rejet dans le milieu naturel.
ASSAINISSEMENT AUTONOME : Il s'agit de l'ensemble des filières de traitement qui permettent d'éliminer les eaux usées d'une habitation individuelle, unifamiliale, en principe sur la parcelle portant l'habitation, sans transport des eaux usées. Une extension concerne le traitement des eaux usées de quelques habitations voisines sur un terrain privé. Il s'agit toujours d'assainissement autonome mais groupé. En revanche un groupement qui comporte un petit réseau de collecte et un dispositif de traitement (épandage, massif filtrant, etc.) sur terrain communal est considéré comme un assainissement collectif.
AVAL : partie d'un cours d'eau qui est du côté de l'embouchure par rapport à un point considéré.
BAS VIDOURLE : De Gallargues-le-Montueux à la mer, le fleuve traverse la plaine littorale de manière rectiligne car le lit (artificiellement de section régulière) est endigué. Lorsqu'il déborde, le Vidourle retrouve son delta naturel. Les deux émissaires sont le chenal maritime du Grau du Roi et l'Étang du Ponant (passe des Abîmes).
BASSIN VERSANT: aire géographique d'alimentation du cours d'eau.
BASSIN HYDROGEOLOGIQUE : Aire de collecte considérée à partir d'un exutoire ou d'un ensemble d'exutoires, limitée par le contour à l'intérieur duquel se rassemblent les eaux qui s'écoulent en souterrain vers cette sortie. La limite est la ligne de partage des eaux souterraines.
BASSIN HYDROGRAPHIQUE : Terme utilisé généralement pour désigner un grand bassin versant.
BARRAGE : Un barrage est un ouvrage, le plus souvent artificiel, transformant généralement une vallée en un réservoir d'eau. Les barrages servent principalement à la régulation des cours d'eau, l'alimentation en eau des zones urbanisées, l'irrigation des cultures et la production d'énergie électrique. Les barrages étant de mieux en mieux conçus, construits et surveillés, les ruptures de barrages sont des accidents rares de nos jours. En France, deux ruptures de barrages se sont produites en 1985 à Bouzet (100 morts) et en 1959 à Malpasset (421 morts).
BARRAGE ECRETEUR : Son rôle est de retenir une partie de l'eau au moment des fortes crues, en amont du bassin versant pour limiter les débordements le long du cours d'eau.
BIODIVERSITE : Elle rend compte de la diversité biologique d'un espace donné en fonction notamment de l'importance numérique des espèces animales ou végétales présentes sur cet espace, de leur originalité ou spécificité, et du nombre d'individus qui représentent chacune de ces espèces.
CRUE : élévation du niveau d'un cours d'eau, due à la fonte des neiges ou à des pluies abondantes.
DEBIT : Volume d'eau qui traverse une section transversale d'un cours d'eau par unité de temps. Les débits des cours d'eau sont exprimés en m3/s avec au minimum trois chiffres significatifs (ex: 1,92 m3/s, 19,2 m3/s, 192 m3/s). Pour les petits cours d'eau, ils sont exprimés en l/s. Les débits d'exploitation des eaux pour les usages sont suivant les cas.
DEBIT MENSUEL : Débit moyen sur un mois. Il est obtenu le plus souvent en faisant la moyenne des débits moyens journaliers du mois.
DEBIT MINIMAL : Valeur de débit maintenu à l'aval d'un ouvrage localisé de prise d'eau (rivière court-circuitée,...) en application de l'article L-232-5 du code rural (loi "Pêche"). Cet article vise explicitement les "ouvrages à construire dans le lit d'un cours d'eau", et les "dispositifs" à aménager pour maintenir un certain débit. Il oblige à laisser passer un débit minimal garantissant la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui peuplent les eaux. Ce débit minimal est au moins égal au dixième du module (au 1/40ème pour les installations existantes au 29/06/84) ou au débit entrant si ce dernier est inférieur. Le débit minimal est souvent appelé, à tort, débit réservé. Article L-232-5 du code rural.
DEVERSOIR : Ouvrage conçu sur une digue par lequel s'écoulent préférentiellement les eaux de la rivière en crue.
DIGUE : Une digue est un ouvrage de protection contre les inondations dont au moins une partie est construite en élévation au-dessus du niveau naturel et est destinée à contenir épisodiquement un flux d'eau afin de protéger des zones naturellement inondables.
EUTROPHISATION : Enrichissement naturel d'une eau en matières nutritives pouvant conduire à une asphyxie du fleuve. Ce phénomène est accentué par les rejets d'eaux usées et les rejets de l'agriculture.
FASCINE : Assemblage de fagots de saule posés entre des pieux en châtaignier complété par un lit de branches et des boutures de saule qui évitent l' affouillement du pied de berge.
FRAYERE : Zone de reproduction constituée de un ou plusieurs nids de reproduction.
GENIE VEGETAL : C'est une technique de protection qui a pour rôle de maintenir les berges. Les végétaux sont utilisés pour stabiliser les sols. Les techniques sont nombreuses : pieux vivants, tressage, fascine, peigne, caisson végétalisé, semis herbacé, boutures, géotextile biodégradable, plantations. Ses principaux avantages sont :
- Ouvrages vivants
- Pérennité dans l'évolution du cours d'eau
- Création d'ombrage
- Favorise l'auto épuration
- Limite les apports par ruissellement et infiltration de produits polluants (nitrates…)
- Très bonne intégration dans le paysage
- Diversification de l'habitat pour la faune terrestre et aquatique.
HAUT VIDOURLE : Depuis sa source jusqu'à Saint Hyppolyte du Fort, il prend l'aspect d'un torrent cévenol à forte pente. Puis, ses eaux s'infiltrent pendant quelques kilomètres pour transiter en souterrain et réapparaître à la résurgence de Sauve.
INONDATION : submersion rapide ou lente des terrains avoisinants le lit d'un cours d'eau (de zones habituellement hors d'eau) due à une crue.
LIT MINEUR : Espace fluvial, formé d'un chenal unique ou de chenaux multiples et de bancs de sables ou galets, recouverts par les eaux coulant à pleins bords avant débordement.
LIT MOYEN : Espace fluvial, ordinairement occupé par la ripisylve, sur lequel s'écoulent les crues aux périodes de retour de 1 à 10 ans en moyenne. Le lit moyen est donc soumis à un risque fréquent d'inondation. La vitesse de l'eau y est forte et cet espace est soumis à de fortes érosions et transports solides lors des crues.
LIT MAJEUR : Séparé du lit moyen par un talus, sa limite est celle des crues exceptionnelles telle qu'elle ressort de l'analyse hydrogéomorphologique. Le lit majeur correspond donc à la zone potentiellement inondable et à ce titre doit faire l'objet d'un Plan de Prévention des Risques d'Inondation et de mesures y réglementant l'urbanisation. Généralement les hauteurs et vitesses de l'eau y sont modérés et il s'agit plutôt d'expansion de crues et de sédimentation. Toutefois la présence de chenaux de crues ou de confluence peut y aggraver considérablement l'aléa.
MOYEN VIDOURLE : De Sauve à l'autoroute A9, le fleuve s'élargit, la pente est moins forte et les affluents sont nombreux. Il se caractérise dans cette zone par une série de grands méandres.
PALPLANCHE : Madrier pointu en fer qu'on enfonce dans un cour d'eau pour former un mur de soutènement.
PHENOMENE CEVENOL : Phénomène météorologique qui peut s'apparenter à celui de la mousson, de fortes pluies sur des périodes assez courtes.
POLLUTION DIFFUSE : Pollution des eaux due non pas à des rejets ponctuels et identifiables, mais à des rejets issus de toute la surface d'un territoire et transmis aux milieux aquatiques de façon indirecte, par ou à travers le sol, sous l'influence de la force d'entraînement des eaux en provenance des précipitations ou des irrigations. Les pratiques agricoles sur la surface cultivée peuvent être à l'origine de pollutions diffuses par entraînement de produits
POLLUTION TOXIQUE : Pollution par des substances à risque toxique qui peuvent, en fonction de leur teneur, affecter gravement et durablement les organismes vivants. Ils peuvent conduire à une mort différée voire immédiate, à des troubles de reproduction, ou à un dérèglement significatif des fonctions biologiques (troubles de reproduction,...). Les principaux toxiques rencontrés dans l'environnement lors des pollutions chroniques ou aiguës sont généralement des métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, zinc,...), des halogènes (chlore, brome, fluor, iode), des molécules organiques complexes d'origine synthétique (pesticides,...) ou naturelle (hydrocarbures).
REGIME HYDRAULIQUE : Ensemble des variations de l'état et des caractéristiques d'une formation aquatique qui se répètent régulièrement dans le temps et dans l'espace et passent par des variations cycliques, par exemple saisonnières.
REPERE DE CRUES : Ils ont pour objet d'indiquer le niveau des plus hautes eaux atteintes lors de la dernière grande Vidourlade des 8 et 9 septembre 2002. Sur chacun des lieux choisis, environ une quinzaine, le niveau des plus hautes eaux observées en chaque lieu fera l'objet d'une identification particulière grâce à une plaque en pierre émaillée et conforme à la réglementation.
RESAU D'ASSAINISSEMENT : Ensemble des ouvrages construits par l'homme pour canaliser les eaux pluviales et les eaux usées à l'intérieur d'une agglomération. La majeure partie de ces ouvrages sont des canalisations souterraines reliées entre elles. Le réseau d'assainissement est un des éléments constituant le système d'assainissement.
RESSUYAGE (PLAINE AGRICOLE) : C'est l'évacuation contrôlée des eaux de débordement dans la plaine par l'utilisation des systèmes gravitaires (canalisations, martelieres, ...) et de station de pompage.
RETENUE COLLINAIRE : bassin de rétention ou petit barrage destiné à écrêter les crues.
RIPISYLVE : milieu naturel des bords de cours d'eau.
SEGONAL : Expression provençale qui définit la partie de terre située entre le lit mineur de la rivière et la digue proprement dite.
SEUIL : ouvrage réalisé transversalement dans la rivière, pour maintenir à l'amont un petit plan d'eau (alimentation d'un moulin, irrigation…).
VIDOURLADE : "La Vidourlade, c'est l'accès de colère du fleuve, sa crise passagère certes, mais subite et peut-on dire irraisonnée" (I. Gaussen Le Vidourle et ses Vidourlades 1937). Le bassin versant ressemble à un grand amphithéâtre tourné vers la mer. Cette morphologie, induisant des écoulements rapides, associée à des pluies importantes voire diluviennes font du Vidourle un fleuve à la montée des eaux extrêmement rapide (en quelques heures) : plus communément appelé la Vidourlade.
ZONE HUMIDE : "Terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire". Ces zones sont des espaces de transition entre la terre et l'eau (ce sont des écotones). Comme tous ces types d'espaces particuliers, elles présentent une forte potentialité biologique (faune et flore spécifiques). Elles servent notamment d'étape migratoire, de lieu de reproduction et/ou d'hivernage pour de nombreuses espèces d'oiseaux d'eau et de poissons, chaque zone humide constituant ainsi le maillon d'une chaîne (ou corridor) indispensable à la survie de ces espèces. En outre, elles ont un rôle de régulation de l'écoulement et d'amélioration de la qualité des eaux. Article 2 de la loi sur l'eau 92-3.
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