Rédigé par Michel GALAS, le 10/01/2008.
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 CONTEXTE METEOROLOGIQUE |  | Le bassin du Vidourle est situé dans le domaine climatique méditerranéen, caractérisé par des étés chauds et secs et des hivers plus frais et humides. Juin, juillet et août sont les mois les moins arrosés, mais peuvent cependant connaître des événements exceptionnels tels que des orages violents accompagnés de pluies brutales. L'autonome est la période où les intensités de pluies sont les plus fortes : les hauteurs avoisinant 300 millimètres en quelques heures ne sont pas rares. Cette saison apporte environ les deux tiers du total annuel des pluies. L'hiver présente une relative accalmie entre les deux saisons pluvieuses. Le printemps constitue un maximum secondaire, certes bien moins important que l'automne, mais suffisamment conséquent pour engendrer des risques d'inondations.
Dans le détail, on peut distinguer plusieurs types climatiques qui se succèdent d'amont en aval du bassin versant du Vidourle : un climat sec en été, froid de l'automne au printemps avec de fortes précipitations qui affectent les contreforts des Cévennes, un climat de type méditerranéen chaud en été, frais en hiver, pluvieux au printemps et en automne, et enfin en aval un climat méditerranéen chaud et humide, modérément pluvieux. Les moyennes pluviométriques varient donc fortement selon un gradient décroissant de l'amont vers aval, lié à la proximité des Cévennes.
Le bassin versant est soumis aux célèbres « pluies cévenoles ». Ce phénomène est lié à la configuration géographique du Massif Central qui joue un rôle de barrière orographique, obligeant ainsi les basses couches atmosphériques et les nuages d'humidité poussés par les vents marins du Sud-Est à une ascendance forcée, qui provoque un refroidissement de l'air et par conséquent des précipitations importantes. Orienté Sud-Ouest/Nord-Est, il forme aussi une limite entre les masses d'air chaud et humide d'origine méditerranéenne et les masses d'air atlantiques plus froides. Ces deux phénomènes conjugués sont à l'origine de précipitations intenses à caractère orageux caractérisées par leur puissance et leur rapidité d'évolution. Ces averses diluviennes peuvent affecter non seulement les reliefs, mais également le bassin moyen, et se caractérisent par des intensités pluviométriques très élevées pouvant dépasser 80 mm/h. L'étude des événements passés a permis de distinguer 3 types caractéristiques de distribution spatiale des averses (BRL, 1994) : des averses violentes dès le haut bassin, mais qui ne s'aggravent pas à l'aval, des averses importantes sur tout le bassin jusqu'à Sommières, des averses qui se forment à l'aval de Sauve. Lorsque l'épicentre des précipitations se déplace de l'amont vers l'aval, ce phénomène peut provoquer une concomitance des points de crue des principaux affluents du bassin et aggraver l'événement. La crue de septembre 2002, dernière crue centennale enregistrée sur le cours moyen et intérieur du Vidourle, a été provoquée par des précipitations extrêmes, la hauteur de la lame d'eau précipitée dépassant 600 mm en 24 heures à l'épicentre du phénomène hydro-météorologique (Aubert, 2002).
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| |  DONNEES HYDROLOGIQUES ET HYDRAULIQUES |  | Les caractéristiques particulières de la pluviométrie se retrouvent au plan hydrologique, les étiages estivaux sévères alternant avec des crues importantes. Les pluies cévenoles engendrent des crues subites et violentes, les « Vidourlades » particulièrement redoutées pour leur violence, et non moins connues que les « Gardonnades ». Le caractère brutal des crues qui affectent tant le bassin du Vidourle que celui du Gardon s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs défavorables que sont : une pluviométrie très irrégulière et très élevée, sous la double dépendance des climats méditerranéen et montagnard, un ruissellement très important sur des versants à pente forte dans des terrains peu perméables, des pentes longitudinales fortes dans les secteurs amont, etc... Les « Vidourlades » les plus violentes se produisent principalement en automne ou au printemps. Les Vidourlades sont donc caractérisées par des hauteurs d'eau importantes et des débits particulièrement élevés pouvant atteindre pour les crues exceptionnelles plusieurs milliers de m3/s. Elles se distinguent également par leur soudaineté et leur vitesse de propagation. Les dernières grandes " Vidourlades ", sont survenues en 1907, 1933, 1958 et septembre 2002. Lors de l'événement de 2002, le phénomène orageux était centré sur l'ensemble du bassin moyen du Vidourle. Le volume global concerné a été estimé à environ 300 millions de m3. A Sommières, alors que les grandes crues de 1907, 1933 et 1958 n'avaient guère dépassé la cote des 7 mètres, en 2002, la cote de 7,44 mètres a été atteinte. Malgré son caractère exceptionnel et catastrophique, certains calculs effectués après la crue lui attribueraient une période de retour à peine centennale. On peut citer pour mémoire quelques débits caractéristiques de ces grandes crues :
- 4 octobre 1958 : 1300 m3/s à Sauve, 1800 m3/s à Sommières, 2200 m3/s au Moulin de Boisseron (BRL, 1994).
- 9 septembre 2002 : 2500 m3/s environ à Sommières (BRL, 2003) au pont romain, 888 m3/s dans le lit mineur à Marsillargues et environ 2400 m3/s au droit de l'Autoroute A9 (BRL, 2003).
Ces valeurs sont d'autant plus impressionnantes lorsqu'on considère les débits maximum non débordants (crue contenue dans le lit mineur ) : 620 m3/s à Sauve, 650 m3/s à Quissac et 560 m3/s à Sommières. Lors de ces crues, le Vidourle charrie une charge solide très importante. Il abandonne la partie la plus grossière (galets) avant Villetelle du fait de la diminution de pente en plaine côtière, tandis que les sables sont maintenus en suspension. La crue du 9 septembre 2002 a vu transiter jusqu'à l'exutoire un volume estimé à 90 millions de m3. Avec le Gardon et le Rhône, le Vidourle fait parti des cours d'eau les plus "surveillés" du département du Gard. De même que le département de l'Hérault, entouré de nombreux acteurs, organise la surveillance du Vidourle.
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| |  L'OCCUPATION DU SOL ET LE DEGRE D'ARTIFICIALISATION DES MILIEUX |  | Le Vidourle est équipé d'un grand nombre d'ouvrages hydrauliques :
- des seuils anciens pour alimenter les moulins.
- 3 grands barrages écrêteurs de crues situés sur les plateaux sous-cévenoles et sur l'amont du moyen Vidourle.
Suite à la crue de 1958, un programme de travaux de protection a été étudié pour diminuer l'impact des crues sur les trois principales zones à enjeux du bassin amont, Quissac, Sauve et Sommières. Il a déterminé la réalisation de 3 barrages (Ceyrac sur le Rieu Massel, mis en service en 1968, Conqueyrac sur le Vidourle, mis en service en 1982 et La Rouvière sur le Crieulon mis en service en 1971) qui contrôlent au total une surface de 221 km2, soit 35 % de la superficie du bassin versant amont de Sommières. Ils ont pour effet de réduire sensiblement la fréquence et donc l'impact des grandes crues générées sur la partie supérieure du bassin contrôlée par ces ouvrages (taux d'écrêtement d'une crue de centennale estimé à 56 % à Sauve) au niveau de Quissac et de Sauve. Par contre, leur effet est limité pour la protection de Sommières, compte-tenu de l'éloignement. Concernant la répartition de l'occupation du sol, on considère que sur 790 km2 au total, 310 km2 (40 %) correspondent aux zones cultivées, 140 km2 (17 %) aux zones boisées et 340 km2 (43 %) aux zones de garrigues et de causses (BRL, 1994). Le pourcentage de zones cultivées est localisé essentiellement en aval de Sauve, les terres cultivées ne représentant que 15 % du bassin amont pour 70 % de garrigues et de causses. Vers l'aval, les zones cultivées se développent progressivement aux dépens de la garrigue, pour dominer en aval où se sont également développées des cultures maraîchères et l'arboriculture. L'influence modératrice de la végétation est peu sensible dans les zones de formation des crues qui sont précisément les plus dénudées du bassin. Le reboisement de la partie supérieure du bassin, préconisé pour remédier aux effets désastreux des crues, n'aurait d'ailleurs qu'un effet très limité en raison de la nature particulière de sols qui limiterait considérablement l'extension de ce reboisement d'une part, en raison de l'âpreté du relief jointe à la violence des averses génératrices de crues. Le Vidourle présente un lit très remanié sur la plus grande partie de sa longueur, avec une section assez régulière. L'analyse des photographies aériennes et l'étude des documents d'archives montrent que depuis des siècles il fait l'objet d'aménagements plus ou moins lourds. Jusqu'à Gallargues-le-Montueux, le Vidourle se limite à une chenalisation du lit mineur, dont une conséquence est la quasi-absence de lit moyen développé sur les hauts et moyens bassins. Dans les traversées urbaines comme Saint Hippolyte du Fort ou Sommières, le Vidourle présente une artificialisation plus poussée. D'une manière générale, il semblerait que ces aménagements favorisent pour la plupart l'évacuation rapide vers l'aval. Dans la basse plaine, le Vidourle est endigué totalement entre Gallargues-le-Montueux et la mer. Il existe au niveau de Gallargues-le-Montueux un système de déversoirs latéraux en rive gauche associés à des seuils transversaux, qui permet d'assurer un relatif contrôle des débits admis dans le lit endigué afin d'éviter des ruptures de digues. A Tamariguières, l'ancien bras du Vidourle qui se jetait dans l'Étang de l'Or subsiste, tandis que le Vidourle trouve aujourd'hui un exutoire complètement artificialisé au Grau du Roi. D'autres part, les vallées du Vidourle et de ses affluents et la basse plaine sont très largement traversées par des infrastructures perpendiculaires aux écoulements, ce qui ne manque pas de provoquer de graves perturbations lors des crues exceptionnelles, comme des débordements sur terrasse ainsi que des phénomènes de sur-sédimentation en amont. |
| |  SYNTHESE |  | La combinaison des paramètres qui viennent d'être évoqués succinctement permet de mieux comprendre les risques de formation de crues violentes et dangereuses sur ces bassins versants. Les caractéristiques du bassin versant du Vidourle concourent toutes en effet vers une aggravation des phénomènes de crues cévenoles :
- L'orientation des reliefs contribue au développement de précipitations intenses qui donnent lieu à un ruissellement rapide et important compte tenu du caractère très abrupt du relief et de la raideur des pentes.
- La forme très compacte du bassin versant et la proximité entre les affluents favorisent la concomitance entre les ondes de crue de chacun et donc la formation rapide d'ondes de crue brutales sur le cours principal. A Sommières, plus de 600 km2 sont drainés sur seulement 59 km de linéaire pour le Vidourle.
- Mis à part les secteurs karstiifiés, la plupart des terrains présentent une imperméabilité forte ou moyenne, qui favorise d'autant plus le ruissellement au détriment de l'infiltration (la répartition des terrains en fonction de leur imperméabilité est estimée à 63 % pour les terrains imperméables, 16 % pour les terrains peu perméables, 7 % pour les terrains relativement perméables et enfin à 14 % pour les formations perméables en grand).
- La couverture végétale peu développée favorise aussi le ruissellement.
Contrairement à d'autres bassins versants plus différenciés, il n'existe pas sur celui du Vidourle de distinction bien nette entre un bassin de réception où se formerait l'essentiel des crues et une zone de transfert intermédiaire. Ceci est lié à la forme compacte de son bassin et à la répartition régulière des confluences qui s'échelonnent tout le long du Haut et Moyen Vidourle. L'observation des crues passées montre que les affluents de la partie médiane du bassin contribuent de manière considérable à la genèse des crues. Et en particulier, les bassins versants du Crieulon et de la Courme sont connus pour opérer une convergence hydrologique (Noel-Robert 1962, cité par B. Aubert, 200) et se mettre en charge très rapidement. La concordance des réponses rapides des différents cours d'eau entraîne en quelques heures à peine la formation d'une ou plusieurs ondes de crue. Dans les archives subsistent des témoignages attestant de la soudaineté de ces crues qui surprennent les riverains :
- « 17 septembre (1858) à 11 heures du matin. L'eau est venue avec une rapidité telle que toute la partie basse de la ville (Sommières) a été envahie avant qu'on eût pu prendre la première précaution d'usage pour garantir les marchandises de toutes natures où les bestiaux qui se trouvaient dans les magasins et écuries sujets à l'inondation, presque tout est perdu...» Gaussen, 1936.
A petite échelle, on distingue donc au sein du bassin du Vidourle deux grandes unités nettement différentes en terme de fonctionnement des crues :
- Le bassin amont et moyen jusqu'à l'autoroute A9, où le lit majeur est peu étendu et le drainage de fait rapidement, et où les crues possèdent une violence exceptionnelle avec des vitesses fortes et des lames d'eau importantes y compris en lit majeur (plusieurs mètres, soit un aléa très fort).
- La basse plaine où les crues s'étalent largement en dissipant brutalement leur énergie, d'où la formation de bras de décharge marqués à partir du lit principal. Les vitesses et les hauteurs sont plus faibles, mais les temps de ressuyage plus longs, car ce secteur connaît en contre partie des difficultés d'évacuation des eaux compte tenu de la faiblesse de la pente (0,1 %) et la présence du niveau de base marin.
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| |  LES VIDOURLADES |  |
- 1297: Plaintes des populations riveraines à Philippe le Bel à propos des inondations du Vidourle, des travaux d'endiguement sont effectués au début du 14e siècle.
- 1299: Plaintes des populations riveraines à Philippe le Bel à propos des inondations du Vidourle, des travaux d'endiguement sont effectués au début du 14e siècle.
- 1403: Grosse inondation aprés des pluies de plusieurs mois.
- 1470: (août) En Cévennes, dès la tombée de la nuit, les murailles sapées et les moulins détruits.
- 1575: (15 septembre) 8 pans d'eau sur la place de Sommières.
- 1617: Pont détruit à Sommières.
- 1656: (8 août) Inondation survenue après un orage sans précédent ... Destruction des écluses du Moulin de Garanel à Sommières.
- 1684: (7 juillet) Basse ville de Sommières inondée, une partie des murailles sont éventrées.
- 1689: ( Octobre ) Dommage à Villetelle, Gallargues, Lunel ( digue rive droite emportée, depuis le Mas du Juge jusqu'au dessous du pont de Lunel ).
- 1703: ( 27 Novembre ) 7 pans d'eau dans la ville de Sommières ( environ 1, 75 mètre ), plusieurs maisons sont écroulés, 160 moutons périssent noyés, 170 toise de rempart sur 7 toises sont abattus ( 330 mètres x 13, 50 mètres ).
- 1718: ( Novembre ) Saint Roman de Codières le pont de Valliaure est emporté.
- 1719: ( 10 Octobre ) A Sommières l'inondation surpasse de 8 pouces ( 22 centimètre ) celle de 1656 au Moulin de Vedel.
- 1719: ( Décembre ) A Gallargues la chaussée est emporté, le chemin de Montpellier et le terroir sont inondés.
- 1723: ( Le 1 et 2 Octobre ) Crue égale ou légèrement supérieure à celles d'Octobre 1958 et Septembre 1933. A Sauve presque toutes les maisons sont inondées. A Quissac le Vidourle atteint 7, 30 mètres, 8, 40 mètres ou 8, 56 mètres ( selon les sources ) le pont est emporté. A Sommières le Vidourle atteint 7 mètres, la première inondation se situe de 18 heures à 20 heures puis la décrue et une autre inondation vers minuit, 12 pans d'eau ( environ 3 mètres ) sur la place publique ( place J. Jaurès ), 4 à 5 pans d'eau ( 1mètre à 1, 25 mètres ) au premier étage des maisons du faubourg. Pont Neuf et pont Vieux sont en parties emportés. A Ortoux le Moulin est emporté, le pont de Lunel est fortement endommagé.
- 1723: ( 3 Octobre ) A Sauve inondation à 17 heures, à Sommières l'inondation à 21 heures, 1/2 pan d'eau ( 12 centimètres ) dans la salle basse de la maison du presbytérale et une maison détruite. A Sommières 2 victimes après l'écroulement d'une maison de la rue du pont ( place Saussines ).
Inondation survenue deux jour après celle, déjà catastrophique, du 1er Octobre 1723. Les crues sont importantes des R .de Pissesaume et Cournon à Sommières.
- 1723: ( 28 Octobre ) A Sommières, la hauteur du Vidourle est à l'échelle 7 m.30 Personne n'ignore que l'agglomération de Sommières est inondée lorsque le Vidourle atteint 3 m.50 à l'échelle.
- 1725: ( Novembre ) A Lunel la crue est plus importante que celle (s) de 1723, 6 pieds ( 1,95 mètres ) dans certains quartiers de la ville, une arche du pont et digues emportées. A Sommières 20 025 livres de pertes et 3 000 livres d'indemnités accordées.
- 1733: Crues à Aimargues.
- 1736: Crues à Aimargues.
- 1739: ( 9 et 10 Novembre ) A Aimargues inondation du Vistre, du Vidourle et du Rhôny, a Marsillargues inondation du Vidourle au niveau du Moulin.
Le vent marin qui souffle au moment des inondations empêche l'écoulement des eaux du Vistre et du Vidourle, la mer refluant même dans les étangs du Ponant et du Repauset au Grau du Roi. Le chemin de Carnon à Aigues Mortes n'avait plus été inondé depuis la grande inondation du Rosne arrivée en 1706.
- 1740: ( 25, 26, 27 et 28 Mai ) Inondation du Vidourle à Tamariguières, vitesse de 3 à 4 pieds/ seconde ( 1 mètre à 1, 30 m/seconde ) à la chaussée. A Saint Laurent d'Aigouze les eaux du Vidourle refoulent celles du Vistre qui déborde à l'amont de la confluence et inondent les marais de la Souteyranne.
- 1741: ( 13, 14 et 15 Septembre ) A Sommières la crue est supérieure de 15 pouces ( 40 centimètre ) à celle de 1656 au Moulin de Vedel, à Marsillargues inondation au niveau du Moulin.
- 1745: ( 4 et 5 Novembre) Le Vidourle est en crue à Rieumassel et Rieutord.
- 1745: ( 18 et 19 Novembre ) A Sommières inondation dans la nuit du 18 au 19/11, les eaux s'élevant à 25 pieds ( 8 à 12 mètres ) au dessus des basses eaux, et 20 pieds ( 6, 50 mètres ) au dessus du couronnement de la chaussée du Moulin de Garanel, l'eau monte jusqu'au second étage dans certaines maisons de la basse villle, 1 arche du pont romain d'Ambroix emportée, 471 toises ( 920 mètres ) de digues emportées à l'aval de la ville. A Lunel l'eau passait par dessus le pont de la baraque de Codognan, l'inondation touche également Junas ( Gavernes ), Aubais, Gallargues, Marsillargues, Aimargues, Le Cailar et Saint Laurent d'Aigouze.
- 1749: ( Octobre ) Inondation à Marsillargues, Aimargues, Le Cailar et Saint Laurent d'Aigouze.
- 1750: ( Fevrier ) Les terres sont noyées à Saint Laurent d'Aigouze.
- 1751: ( Décembre ) A Saint Laurent d'Aigouze inondation du Vidourle au niveau de la métairie des Ports aprés rupture des digues.
- 1754: ( 11 et 12 Novembre ) A Sommières les eaux du Vidourle s'élèvent à plus de 25 pieds ( 8, 15 mètres ) au dessus des basses eaux, A Gallargues les eaux arrivent au pied du village, digues détruites en 14 endroits, à Lunel l'inondation est supérieure de 12 centimètres au dessus de l'intrados de l'arrête du milieu du pont de Lunel, à Aimargues le village est menacé par les eaux.
- 1763: Des indemnités pour débordement du Vidourle sont versées aux communautés d'Aimargues , Le Cailar, Marsillargues et Saint Laurent d'Aigouze.
- 1765: ( Mai ) Pendant les mois de Mai et Juin, les pluies ayant redoublé et continué sans relâche .... les rivières sont sorties de leur lit et se sont répandues dans les champs.... Dans certaines communautés riveraines du Vistre on n'a pu faire la moisson qu'avec des bateaux au moyen desquels on enlevait les épis à mesure qu'on les coupait, les moissonneurs ayant l'eau jusqu'au genoux.
- 1765: ( 29 et 30 Juin ) Inondation considérable au Cailar dû au Vistre et au Vidourle.
- 1766: ( 13 Octobre ) Inondation à Aimargues, Le Cailar et Saint Laurent d'Aigouze. Sur la base des repères de crues du Pont de Lunel, l'ingénieur Pitot estime que celle de 1766 a été de 3 pieds 1pouce plus basse que l'intrados de la grande arche ... L'inondation dure 6 jours. L'inondation est survenue par vent marin et tempête qui empêchaient l'écoulement des eaux continentales vers la mer. Dégâts à Aimargues, Le Cailar, Gallargues, Lècques, Liouc, Marsillargues, Quissac, Saint Jean de Roque ( ? ), Saint Laurentd'Aigouze, Salinelles et Sommières.
- 1766: ( 15 au 21 Novembre ) Inondation à Aimargues, Le Cailar et Saint Laurent d'Aigouze sur la base de repères de crues du Pont de Lunel, l'ingénieur Pitot estime que celle de 1766 a été de 3 pieds 1 pouce plus basse que l'intrados de la grande arche ...Dégâts à Aimargues, Le Cailar, Gallargues, Lècques, Liouc, Marsillargues, Quissac, Saint Jean de Roque ( ? ), Saint Laurentd'Aigouze, Salinelles et Sommières.
- 1768: ( 17 Décembre ) Inondation du Vidourle à Aimargues et le Cailar, A Lunel, au Pont, les eaux atteignent 4 pieds 10 pouces ( 1, 57 mètres ) en contrebas de l'intrados de la clé de l'arche du milieu, 2 pieds 6 pouces ( 81 centimètres ) en contrebas de la clé des arches extrêmes, 1 pied 9 pouces ( 57 centimètre ) au dessus de la clé de l'arche intermédiaire... .
- 1768: ( 30 Mai ) L'ingénieur Pitot estime qu'il passait par les 9 brèches ouvertes dans les digues à l'aval de Gallargues un volume de 896 pieds cube ( 30, 8 mètres cube ) d'eau. Inondation à Aimargues et Le Cailar, digues ouvertes en 9 endroits à l'aval de Gallargues.
- 1771: ( 8 Décembre ) Inondation du Vidourle par la brèche de Gallargues à Aimargues et Saint Laurent d'Aigouze. Au Cailar inondation par le Vidourle et non par le Vistre et le Rhôny.
- 1772: ( Septembre ) Pont emporté par le Vidourle à Orthoux-Sérignac.
- 1773: ( 21et 22 Novembre ) Au Cailar inondation du Vidourle. A Gailhan inondation et engravements. A Gallargues inondation et engravements du Vidourle après rupture des digues. A Saint Clément inondation et engravements du Quiquillan, Valadas et du Valat de Valabouissier.
- 1775: ( 26 Septembre ) Inondation importante du Vidourle à Sauve. A Marsillargues la crue du Vidourle emporte 20 toises ( 39 mètres ) de chaussée à la métairie des Demoiselles.
- 1776: ( 10 Janvier ) A Marsillargues brèche de 15 toises ( 30 mètres ) dans les digues au niveau de la métairie des Demoiselles, le terroir est inondé.
- 1780: ( 7 et 8 Septembre ) Dégâts à Aubais, Aujargues, Le Cailar, Carnas, Crespian, Montpezat, Saint Laurent d'Aigouze, Villevielle ( Pondres ).
- 1780: ( 22 Septembre ) Inondation du Vidourle à Marsillargues.
- 1788: ( 9 Mai ) Inondation du Vidourle à Salinelles.
- 1788: ( 16 Mai ) Inondation du Crieulon à Bragassargues et à Sommières et Villevielle inondation du Vidourle.
- 1790: ( 28 Novembre ) Dégâts importants à Aigues Mortes du Vidourle.
- 1811: ( 19 Septembre ) Quissac le vidourle monte à 6, 62 mètres.
- 1811: ( 19 Octobre ) Quissac le vidourle monte à 6, 72 mètres.
- 1812: ( Septembre ) La crue aurait duré du 1er au 21 Septembre.
- 1812: ( 6 Octobre ) A Quissac le Vidourle atteint 5, 82 mètres ( d'après Gausen ) et 6, 82 mètres ( d'après Champion ). Inondation à Sommières de 4 heures à 18 heures, l'eau passe par dessus le Pont, le Vidourle recouvre la chaussée du Pont de Lunel.
- 1821: ( 23 Septembre ) Le Vidourle enregistre à Quissac 6, 52 mètres et .5 m.50 à Sommières.
- 1841: ( 19 Janvier ) Une crue subite du Vidourle et du Vistre inonde le terroir de Saint Laurent d'Aigouze.
- 1842: A Sommières crue inférieure de 0, 40 mètres à celle de 1858.
- 1843: ( Octobre et Novembre ) Après des pluies torrentielles, tous les cours d'eau de la région de Sommières débordent.
- 1852: ( 8 Juin ) Le Vidourle atteint 5, 15 mètres à Quissac.
- 1852: ( 14 Décembre ) Le Vidourle atteint 5, 45 mètres à Quissac.
- 1857: ( 10 et 11 Septembre ) Faible crue dans la nuit du 9 et 10 à Sommières ( 1, 50 mètres sur la place de la halle à 23 heures le 9 Septembre ). A Montmirat inondation du R. de Montmirat ( 1 à 2 mètres d'eau dans l'auberge de la Chapelle ). A Saint Laurent d'Aigouze crue du Vidourle le 10 à 2 heures. Sur tous les cours d'eau il y' a une grosse quantité de bois flottants, abattus par la tempête.
- 1858: ( 17 Septembre ) Le 17 le Vidourle atteint 7, 40 mètres à Quissac ( les parapets du Pont de la RD35 sont arrachés ). On enregistre 6, 40 mètres à Sommières et 6, 50 mètres au Pont de Lunel. Autre source : Le Vidourle à 6, 50 mètres à Quissac et 7 mètres à Sommières. A Saint Hippolyte du Fort débordement de l'Argentesse, mur de l'hôpital renversé, pont du Cazalet sur la route d'Alès emporté, une filature le long du Vidourle est détruite, de nombreux dégâts dans la campagne. Sauve est inondé vers 9 heures avec 1 mètre d'eau au 1 er étage des maisons dans les quartiers bas, maisons renversées, pont de la D999 dégradé, arbres déracinés. Le Vidourle déborde à Sommières vers 11 heures, la ville est inondée en moins d'une demi heure, les eaux y auraient dépassé de 15 centimètres le niveau de 1723 et de 40 centimètres le niveau de 1842. Lent retrait des eaux à partir de 17 heures. Inondation dans les communes de Gallargues ( chaussée de la N113 emporté sur 2 km ), Aimargues ( murs de clôture des vignes emportés ), Saint Laurent d'Aigouze. Dommage à Marsillargues ( rupture de la digue sur une trentaine de mètre ), Orthoux ( brèches de 30 mètres ).
- 1862: ( 30 Novembre ) Crue du Vidourle à Sommières, 2 mètres d'eau dans les bas quartiers de la ville.
- 1866: ( 18 Octobre ) Crue.
- 1887: ( 8 Juin ) On enregistre 5mètres à Quissac et 5 m.50 à Sommières.
- 1888: ( 13 Novembre ) Évolution de la crue du Vidourle à Sommières, le début de la crue commence à 15 heures, inondation à 16 heures de la promenade, des places du Marché et de la Halle, des rues de Narbonne, Masselle et Caudras ( 80 centimètres d'eau dans les rues ). La décrue commence à 19 heures.
- 1888: ( 22 et 23 Décembre ) Évolution de la crue du Vidourle à Sommières le 22, le début de la crue commence à 8 heures, inondation de la place du Marché, des rues de Barigues, Masselle et de la Grave ( 15 centimètres d'eau dans les rues), la décrue à partir de 9 heures.
- 1988: ( 30 et 31 Décembre ) Crues du Vidourle à Sommières le 30 : 1ere crue à partir de 4 heures, culminant après 8 heures ( place du Marché, rues Masselle et de Narbonne couvertes par 50 centimètres d'eau ), décrue amorçée à 10h30, seconde crue à partir de 17 heures culminent à 18 heures ( 1, 30 mètres d'eau dans les bas quartiers de la ville ). Inondation prolongée de la plaine littorale dans les cantons d'Aigues Mortes et Aimargues ( débordement des étangs et notamment de l'étang de la Marette ). Niveau marin élevé du à la persistance des vents du large. Dommage à Aigues Mortes ( brèches dans plusieurs chaussées, eau salée sur les vignes ), Dégradation de la promenade publique à Sommières.
- 1890: ( 20, 21 et 22 Septembre ) Le 21 le Vidourle est à 2, 30 mètres à Saint Hippolyte du Fort, Quissac enregistre 4, 50 mètres et Sommières 5, 40 mètres. Débordement du Vidourle à Sommières le 21 à 9 heures puis décrue rapide à partir de 16 heures. Crue moyenne. Inondation des rues basses de Sommières, à Vic le Fesc la ligne de chemin de fer est interrompue.
- 1891: ( 11 et 12 Octobre ) Crue mineure du Vidourle le 12.
- 1891: ( 20, 21 et 22 Octobre ) A Saint Hyppolyte du Fort 3, 40 mètres, 5 mètres à Quissac, 7 mètres à Sommières et 6 mètres au Pont de Lunel le 21.
- 1894 ( 28 Novembre ) Crue du Vidourle les 24 Mai, 16 Août et 28 Novenbre.
- 1900: ( 27, 28 et 29 Septembre ) Le 29 le Vidourle est à 4, 40 à Quissac et 4, 60 à Sommières.
- 1902: ( 24 Avril ) 88 millimètres de pluie à Saint Hippolyte du Fort, Vidourle à 4, 10 mètres à Sommières.
- 1903: ( 22 Octobre ) A Quissac 144 millimètres le 22, orage violent ( AD30 : 7M2041 ), à Saint Hippolyte du Fort 59 millimètres le 22, Vidourle à 3, 50 mètres à Sommières.
- 1903: ( 27, 28 et 29 Octobre ) Quissac 52 millimètres le 27 Octobre, 16 millimètre le 28 Octobre et 31 millimètre le 29 Octobre ( AD30 : 7M2041 ).
- 1904: ( 14 Septembre ) Le Vidourle est à 4, 60 mètres à Quissac et 4, 70 mètres à Sommières.
- 1905: ( 14 et 15 Juin ) Le 15 le Vidourle est à 4 mètres à Quissac et 3, 10 mètres à Sommières.
- 1907 ( 26, 27 et 28 Septembre ) 2 crues successives du Vidourle : Pour la 1 ere crue 5, 10 mètres à Quissac le 26 Septembre à 1h10 et 5, 90 mètres à Sommières le 26 Septembre à 11 heures. Seconde crue : 4, 85 mètres à Quissac le 27 Septembre à 19 heures et 7 mètres à Sommières le 27 Septembre à 23 heures. Crue simultanée dans cette ville des ruisseaux de Pisseaume et de Grand Fontaine. Décrue du Vidourle dans la matinée du 28 : 2, 10 mètres à Quissac et 2, 20 mètres à Sommières le 28 Septembre à 7 heures. Basse plaine submergée de Gallargues, dommages à Sommières ( habitants privés de gaz et d'eau potable ) et dans la basse plaine viticole à la mer.
- 1907: ( 8 et 9 Octobre ) Petite crue du Vidourle, 2, 50 mètres à Sommières.
- 1907: ( 16 et 17 Octobre ) Le 16 Octobre à Quissac le Vidourle est à 5, 50 mètres à 17 heures ( début de la crue vers 11 heures ) et à Sommières 6, 60 mètres à 20 heures. Autres sources : Vidourle à 6, 50 mètres à Quissac le 16 Octobre. Décrue dans la nuit du 16 au 17 : le Vidourle à 2, 50 mètres à Quissac le 17 Octobre à 7 heures. Saint Hippolyte du Fort : 1, 50 mètres d'eau à l'hopital. Sommières : prés de 4 mètres d'eau place du Marché. Sommières : 35 ha de champs et 8 ha de surface bâtie inondés rive gauche, 50 ha de champs et 10 ha de surface bâtie inondés rive droite. Basse plaine submergée de Gallargues à la mer. Dommage à Quissac, Saint Hippolyte du Fort et Sauve ( bureau de poste inondé, murs du cimetière et plusieurs tombeaux emportés ). Un train de voyageurs bloqué par les eaux entre Saint Laurent d'Aigouze et Aigues Mortes : voyageurs secourus par bateaux. Cependant le Vidourle réservait encore à ses riverains une nouvelle épreuve. Elle s'abatit sur eux le 17 Octobre. La partie nord de la vallée souffrit peut être plus qu'au 27 Septembre. A Saint Hippolyte le Vidourle et l'Argentesse débordèrent tous deux, après une trombe remarquable. A 16 heures, les écluses célestes s'ouvrirent toutes grandes à nouveau. « Le Vidourle, relate la chronique du Petit Méridional, à franchi la digue au pont de la gare envahissant ainsi la rue basse. L'Argentesse recouvrait tout le boulevard du temple : elle montait à plus d'un mètre environ du coté des écoles. Toutes les maisons de ce boulevard ont eu le rez de chaussée envahi. A l'hôpital il y'avait 1 mètre 50 d'eau. Au Fort, où se trouve la gendarmerie, les caves et les écuries étaient inondées. Croix Haute et le Faubourg étaient aussi sous l'eau.
- 1907: ( 22 et 23 Octobre ) A Quissac le Vidourle atteint 4, 10 mètres et à Sommières 3, 50 mètres.
- 1907: ( 8, 9 et 10 Novembre ) Le 8 Novembre le Vidourle atteint 2, 90 mètres à Sommières.
- 1908: ( 15 Décembre ) Le Vidourle atteint 3, 50 mètres à Quissac et 4, 05 mètres à Sommières.
- 1909: ( 22 Septembre ) Le 22 Septembre le Vidourle atteint 4, 60 mètres à Quissac et 4, 80 mètres à Sommières. Digues crevées dans la basse plaine, d'où inondation dans les cantons de Vauvert et d'Aigues Mortes : les 2/3 de la vendange perdus. Ligne de chemin de fer du Vigan coupée à la suite d'éboulements et de ravinements. Dommages à la Cadière et Cambo ( une écurie et 18 brebis emportées par un torrent à Cambo ) et dans les cantons de Quissac et de Sauve ( dégâts aux routes et ponts ).
- 1910: ( 5, 6 et 7 Décembre ) Le 6 Décembre le Vidourle atteint 4, 05 mètres à Sommières.
- 1911: ( 19 Octobre ) Le Vidourle est à 5, 30 mètres à Quissac et 5 m.80 à Sommières.
- 1913: ( 16 Mai ) Le Vidourle est à 3, 30 mètres à Sommières.
- 1913: ( 3 Octobre ) Le Vidourle est à 4, 35 mètres à Sommières.
- 1914: ( 2, 3 et 4 Novembre ) Le Vidourle est à 5, 40 mètres à Sommières le 3 Novembre.
- 1915: ( 24 et 25 Juin ) Le 25 Juin le Vidourle atteint 5, 85 mètres à Sommières. Dommages à Combas, Crespian, Fontanès, Junas, Montpezat, Moulèzan, Saint Clément, Salinelles et Sommières.
- 1917: ( 19 et 20 Mai ) Evolution de la crue du Vidourle à Quissac : 0, 85 mètres le 19 Mai à 17 heures, 3, 50 mètres le 20 Mai à 7 heures, 3, 95 mètres le 20 Mai à 11 heures 10 minutes, 3, 65 mètres le 20 Mai à 12 heures, 2, 25 mètres le 20 Mai à 17 heures, Sommières : débordement du Vidourle le 20 Mai à 6 heures 30 minutes.
- 1917: ( 18 Décembre ) Le Vidourle atteint 3, 20 mètres à Sommières.
- 1920: ( 1 Octobre ) Sauve : inondation des bas quartiers à 4 heures le 1 Octobre. Quissac : inondation. Salinelles : vignes inondées jusqu'à 400 mètres des berges, gare isolée, pont submergé par les eaux. Sommières : Vidourle à 5, 40 mètres ( 5, 50 mètres pour le Petit Méridional ), ville inondée de 6 heures 30 à 9 heures 30 le 1er Octobre. Saint Laurent d'Aigouze : inondation du mas et du château du Grand Mazet après rupture des digues du Vidourle sur 25 mètres.
- 1920: ( 9 et 10 Octobre ) Le Vidourle est à 4 mètres à Sommières le 9 Octobre.
- 1920: ( 17 Octobre ) Durfort : crue violente des torrents, murs emportés et jardins dévastés. Sommières : Vidourle à 5 mètres, bas quartiers inondés. Gallargues : voie ferrée coupée. Aimargues : inondation du Vidourle atteint les premières maisons du village, route de Lunel à Arles submergée en plusieurs endroits entre le pont de Lunel et Aimargues et entre Aimargues et Vauvert.
- 1920: ( 21 Octobre ) A Quissac le Vidourle atteint 5 mètres.
- 1921: ( 1, 2, 3 et 4 Décembre ) Le Vidourle atteint 3, 40 mètres à Sommières le 2 Décembre.
- 1923: ( 12 Novembre ) Quissac : inondation du Vidourle dans la matinée du 12 Novembre, 4, 60 mètres à 13 heures. Sommières : inondation le 12 Novembre à 13 heures, à 16 heures le Vidourle est à 5 mètres et s'étend dans les plaines riveraines, à 19 heures le Vidourle rentre dans son lit. Quissac : inondation du Vidourle dans la matinée du 12 Novembre, 4, 60 mètres à 13 heures.
- 1923: ( 15 Novembre ) A Sommières le Vidourle atteint 4, 70 mètres le 15 Novembre.
- 1928: ( 6, 7 et 8 Novembre ) Le 7 Novembre le Vidourle atteint 3, 80 mètres à Sommières.
- 1929: ( 5 et 6 Octobre ) Le Vidourle atteint 1, 80 mètres à Quissac.
- 1929: ( 26 Décembre ) Le Vidourle atteint 2, 20 mètres à Quissac.
- 1931: ( 6 Novembre ) Le Vidourle atteint 3, 70 mètres à Sommières.
- 1932: ( 1 Mai ) Le Vidourle atteint 3, 20 mètres à Sommières.
- 1932: ( 20 et 21 Septembre ) Le 20 Septembre le Vidourle atteint 4, 50 mètres à Quissac, à 4, 80 mètres à Sommières, à 4, 50 mètres à Marsillargues ( à 21 heures le 20 Septembre ). Autre chiffre : Vidourle à 5, 80 mètres à Sommières à 23 heures 10. Saint Hippolyte du Fort : inondation du Vidourle et l'Argentesse le 20 Septembre. Vic le Fesc : innondations du Vidourle, Coume et Doulibre. Sommières : la crue se produit dans la soirée du 20 Septembre entre 21 heures et 24 heures avec une pointe vers 21 heures 30 minutes, N110 recouverte de prés de 1 mètres, eau au 1er étage des maisons dans le centre ville, le Pissesaume déborde peu après 20 heures et envahit la route d'Ales et les rues Emilien Ducros, Antonin Paris et Gal Bruyère, les eaux se retirent vers 4 heures 30 minutes le 21 Septembre, Boisseron : Le Vidourle et la Bénovie débordent à 20 heures le 20 Septembre, A Marsillargues les digues cèdent à 2 heures le 21 Septembre : inondation du vignoble ainsi que des maisons bordant les rues J.J. Rousseau, de la Poste et du boulevard Bénézech ( 1, 50 mètres d'eau environ ), A Saint Laurent d'Aigouze le Vidourle passe par dessus les digues vers 2 heures le 21 Septembre.
Dommages à Aigues Mortes ( village inondé ), Aimargues ( digues détruites, voie ferrés vers Saint Laurent d'Aigouze coupée ), Boisseron ( vignoble et quelques maisons riveraines inondées ), Gallargues le Montueux ( corrosion de la digue de rive gauche du Vidourle en amont du pont de Lunel ), à Quissac ( brèches dans la digue à l'aval du village ), à Saint Hippolyte du Fort ( éboulements sur la route de la Cadière ), à Saint Laurent d'Aigouze ( digues détruites ), à Sauve ( jardins riverains inondés ), à Sommières ( 1 maison effondrée, 1 troupeau de moutons noyé et des murs écroulés rue Basse, dépôt de limon sur les chaussées ).
- 1932: ( 11 Décembre ) Le Vidourle atteint 4, 00 mètres à Sommières.
- 1933: ( 26 et 27 Septembre ) Le 27 Septembre le Vidourle atteint 2, 50 mètres à Saint Hippolyte du Fort et 9 mètres à Sauve = 1800 m3/s, 7 mètres ou 8 mètres à Quissac = 1500 m3/s, 6, 60 mètres ou 7, 70 mètres à Sommières = 1300 m3/s ( hauteur d'eau variable selon les sources ). Evolution de la crue à Sauve : 220 m3/s le 26 Septembre à 23 heures, 300 m3/s le 26 Septembre à 24 heures, 2000 m3/s le 27 Septembre à 2 heures ou 3 heures, 500 m3/s le 27 Septembre à 6 heures et 220 m3/s le 27 Septembre à 8 heures. Evolution de la crue à Quissac : 1 mètre le 26 Septembre à 22 heures 30 minutes, 7 mètres le 27 Septembre à 1 heure 45 minutes. Evolution de la crue à Sommières : 0, 50 mètres le 27 Septembre à 2 heures, 2, 10 mètres à 3 heures 30 minutes, 4, 50 mètres à 4 heures 30 minutes, 6 mètres à 5 heures 50 minutes et 7, 70 mètres à 8 heures. Sommières : eau au 1er étage des maisons et à 4 mètres place du Marché ( cote 29, 20 NGF ), pont surmonté, RN 110 submergée de 1 mètre à 3 mètres entre son origine et le Kilomètre 2, 5. Débits de pointe probables des affluents du Vidourle : Rieumassel = 800 m3^/s ( 11 mètres au pont de Tarrieu ), Créspenou = 320 m3/s, Brestalou = 455 m3/s, Crieulon = 520 m3/s, Courme = 185 m3/s.
Dommage à Aigues Mortes ( passerelle emportée ), Aimargues ( affaissement de la voie ferrée dans la gare sur 30 mètres ), Gallargues le Montueux ( digue de rive gauche du Vidourle crevée à l'amont du pont de Lunel ), Marsillargues ( digues crevées à l'aval de la localité ), Quissac ( parapets du pont emporté, 400 maisons sur 500 inondées ), Saint Hippolyte du Fort ( éboulement aux remparts de la tout et route de l'église, passerelle des Graves emportée ), Saint Laurent dAigouze, Salinelles ( une maison détruite au moulin de Pales ), Sauve ( pont Neuf partiellement détruit, quartier de la Vabre ravagé, usine Coulondre détruite, bétail noyé ), Sommières ( les 4/ 5 eme des maisons submergées, bâtiments éffondrés, une arche du pont romain d'Ambroix emporté, 220 têtes de bétail noyées ), Vic le Fesq ( moulin de Loriol emporté ).
- 1933: ( 29 et 30 Septembre ) Le 29 Septembre le Vidourle atteint 4, 80 mètres à Quissac. Le 30 Septembre le Vidourle est à 3 mètres à Quissac et à 3, 50 mètres à Sommières.
- 1934: ( 6, 7 et 8 Avril ) Le 6 Avril le Vidourle atteint 3, 50 mètres à Quissac. Le 7 Avril le Vidourle est à 3, 20 mètres à Quissac et 3, 00 mètres le 8 Avril. Sommières enregitre le 8 Avril 4 mètres.
- 1934: ( 2 et 3 Octobre ) Le 3 Octobre le Vidourle atteint 3, 80 mètres à Quissac et 5, 20 mètres à Sommières. Le 3 Octobre à 5 heures du matin le Vidourle est à 5 mètres à Vic le Fesq. A Sommières la ville basse est inondée le 3 Octobre vers 8 heures : 3 mètres d'eau sur la place du Marché et rue de Narbonne, 1, 50 mètres d'eau dans la gendarmerie, murs écroulés, nombreux arbres arrachés. Circulation interrompue sur la RN 110 jusqu'à 15 heures. A Marsillargues le Vidourle passe par dessus les digues du pont le 3 Octobre à 14 heures, à 14 heures 45 minutes les eaux ouvrent une brèche 1 kilomètre à l'amont du pont de Saint Laurent d'Aigouze et envahissent la plaine d'Aimargues.
- 1935: ( 20 et 21 Novembre ) Le 20 Novembre à 12 heures 30 le Vidourle atteint 2, 25 mètres à Quissac. Le 20 Novembre à 14 heures le Vidourle atteint 2, 10 mètres à Vic le Fesq. Le 20 Novembre à 15 heures 30 minutes le Vidourle atteint 3, 30 mètres à Quissac et 3, 15 mètres à Vic le Fesq. Le 20 Novembre à 16 heures 40 minutes le Vidourle est à 3 mètres à Sommières, léger débordement du fleuve sur la place du Marché.
- 1937: ( 1 Novembre ) Le 1 Novembre le Vidourle atteint 4, 50 mètres à Quissac. A Vic le Fesq : 6, 20 mètres. A Sommières : 5 mètres. Dommage à Marsillargues, Quissac dans la nuit du 31 Novembre au 1 er Novembre ainsi que à Saint Hippolyte du Fort et Sauve.
- 1938: ( 8, 9 et 27 Septembre ) Le 9 Septembre en début de matinée le Vidourle atteint 2, 00 mètres à Quissac, à Vic le Fesq 3, 90 mètres et à Sommières on enregistre 3, 45 mètres = 450 m3/s ( erreur possible sur la date le 8 semblant plus plausible ). A Sommières la route d'Alès et les rues avoisinantes sont sous 0, 50 mètres d'eau dans la matinée du 8 Septembre, inondation due au eaux pluviales et non à la crue du Vidourle non débordante. Inondation des territoires d'Aimargues, Le Cailar, Saint Laurent d'Aigouze, Aigues Mortes et le Grau du Roi. Dommage à Aigues Mortes ( passerrelle emportée ). A Aimargues ( poteaux télégraphiques abattus ). A Gallargues ( lignes de Gallargues à Aigues vives emportée sur 40 mètres ).
- 1941: ( 21 et 22 Janvier ) Le 21 Janvier le Vidourle atteint 3, 50 mètres à Quissac et 3, 20 mètres à Sommières. A Aigues Mortes ouverture d'une brèche sur 25 mètres en rive gauche du fleuve dans la nuit du 22 au 23 Janvier, dommages importants au domaine du Môle ( vignes ensablées ).
- 1943: ( 25 Octobre ) Le 25 Octobre le Vidourle atteint 2, 00 mètres à Saint Hippolyte du Fort, 3, 80 mètres à Quissac, 2, 50 mètres à Vic le Fesq et 4, 30 mètres à Sommières.
- 1946: ( 30 Mai ) Le 30 Mai le Vidourle atteint 1, 15 mètres à Saint Hippolyte du Fort, 3, 50 mètres à Vic le Fesq et 3, 20 mètres à Sommières.
- 1948: ( 25 Mai ) Le 25 Mai le Vidourle atteint 3, 80 mètres à Sommières.
- 1951: ( 28 et 29 Octobre ) Le 28 Octobre dans la nuit du 28 au 29 Octobre le Vidourle monte de 2, 35 mètres à Sauve en 45 minutes, les bas quartiers sont évacués, crues du Crespenou et Rieumassel. Maxi à Quissac à 3, 50 mètres le 28 Octobre vers 18 heures, après une montée des eaux lente, rue de la Gare et du Pont inondées ( 20 centimètres, 90 centimètres dans le Café du Pont au bas de la rue du Pont ), le Brestalou emporte 40 tonnes de billots de bois. Maxi à Vic le Fesq qui enregistre 5, 50 mètres le 28 Octobre vers minuit et à Sommières à 4, 95 mètres le 29 Octobre vers 3 heures, après une montée des eaux brutale dans les bas quartiers, à l'angle de la rue Mistral, l'eau atteignait 50 centimètres. La Cadière, la CD 296 emporté entre Cézas et Cambo. A Sardan la route est coupée par les arbres transportés par le Vidourle au niveau du Pont de la RD 999.
- 1951: ( 30 et 31 Octobre ) Crue du Vidourle inférieure à celle du 28/29 Octobre 1951 Le 30 Octobre vers 22 heures le Vidourle atteint 3, 20 mètres à Quissac, à Vic le Fesq le 31 Octobre vers 8 heures on enregistre 3 mètres et à Sommière le 31 Octobre vers 11 heures le Vidourle est à 2, 40 mètres.
- 1951: ( 10 et 11 Novembre ) Le 10 Novembre à Quissac à 14 heures le Vidourle est à 3, 20 mètres et se stabilise puisqu'il est à 17 heures 30 minutes à 3, 10 mètres. A Vic le Fesq le Vidourle est à 1, 50 mètres à 12 heures, 2, 20 mètres à 15 heures 15 minutes et 3, 10 mètres à 17 heures le 10 Novembre. Pour Sommières le Vidourle est à 0, 80 mètres à 14 heures, 1, 50 mètres à 17heures 20 minutes et 1, 80 mètres à 17 heures 30 minutes le 10 Novembre. Au Grau du Roi la mer passe par dessus la jetée et inonde les rues ( 10 à 15 centimètres d'eau ).
- 1953: ( 14 Octobre ) Le 14 Octobre à Saint Hippolyte du Fort le Vidourle est à 1, 40 mètres, à Quissac à 3, 30 mètres et à Sommières à 4, 15 mètres.
- 1955: ( 6 et 7 Janvier ) A Quissac le 6 Janvier à 16 heures le Vidourle est à 3 mètres, à 18 heures il est à 2, 80 mètres. Le 7 Janvier le Vidourle est à 2, 60 mètres à 9 heures et 2, 75 mètres à 11 heures. Inondations du Crieulon et de la Courme. A Sardan le Vidourle recouvre le pont et coupe le CD 178 le 6 Janvier jusqu'au 7 Janvier inclu. A Villetelle la RD 112 est coupée le 7 Janvier. A Sommières le Vidourle est à 1, 50 mètres à 16 heures le 6 Janvier.
- 1955: ( 1 et 2 Fevrier ) A Quissac le 1 Fevrier à 7 heures 30 minutes le Vidourle est à 2, 70 mètres, à 11 heures il est à 2, 75 mètres et à 2, 80 à 18 heures. A Sommières le Vidourle est à 1 mètre à 7 heures 30 minutes et à 1, 40 mètre à 18 heures.
- 1958: ( 30 Septembre ) A Saint Hippolyte du For le Vidourle est à 2, 00 mètres = 150 m3/s. A Sauve il est à 2, 60 mètres = 400 m3/s. A Sommières il et à 2, 10 mètres à l' ancienne échelle = 300 m3/s. A Rieumassel à 4,5 mètres au pont de Tardieu, Crespenou à 2, 60 mètres à Sauve, Crieulon à 3 mètres à Orthoux.
- 1958: ( 4 Octobre ) A Saint Hippolyte du For le Vidourle est à 1, 70 mètre = 120 m3/s. A Sauve il est à 7 mètres = 1000 m3/s. A Quissac il est à 7 mètres ( les eaux montent de 4, 50 mètres en 45 minutes ). A Sommières il est à 7, 70 mètres à l'ancienne échelle ( 6, 75 mètres au limnigraphe EDF ) = 1300 m3/s. A Rieumassel il est à plus de 8 mètres au pont de Tardieu = 500 m3/s. A Crespenou est à 5 mètres à Sauve et le Crieulon est à 7, 20 mètres à Orthoux = 520 m3/s. A Sommières le niveau de l'eau dans la ville est supérieur de 15 centimètres à celui du 27 Septembre 1933. Evolution de la crue du Vidourle : montée extrêmement rapide à Sommières ( temps de montée de 3 heures 30 minutes entre 12 heures et 16 heures ) et à Quissac ( élévation des eaux de 4, 50 mètres entre 10 heures 45 minutes et 11 heures 30 minutes ).
- 1970: ( 10 Janvier ) A Sommières, la hauteur du Vidourle est à l'échelle 3 m.38 Personne n'ignore que l'agglomération de Sommières est inondée lorsque le Vidourle atteint 3 m.50 à l'échelle.
- 1974: ( 17 Octobre ) A Sommières, la hauteur du Vidourle est à l'échelle 3 mètres.
- 1988: ( 3 Octobre ) Crue du Vidourle. A Sommières, la hauteur du Vidourle est à l'échelle 4, 30 mètres.
- 1992: ( 22 Septembre ) A Sommières, la hauteur du Vidourle est à l'échelle 4, 60 mètres.
- 1996: ( Décembre ) A Gallargues brèches en amont du pont de Lunel.
- 2002: ( 9 Septembre ) Débit estimé compris entre 1935 et 1974 m3/s à Sommières. A Marsillargues 888 m3/s dans le lit mineur et entre 2100 m3/s et 2900 m3/s au droit du projet LGV. En amont du pont de Sommières, le niveau de la crue a dépassé de 20 centimètres celui de la crue de 1958. A Aimargues au Mas Buade, le niveau a également dépassé de 20 centimètres celui de la crue de 1907.La crue est sans commune mesure avec celles de 1907, 1933 et 1958, la ville de Sommières est en partie inondée sous plus de 4 métres d' eau, à Gallargues le Montueux, l'eau dans la plaine est montée de 2 mètres en 5 heure.L'intensité de la pluviométrie par endroit a atteint > 650 mm/jour.Il y a eu 30 brèches sur les 85 km du fleuve avec sa surface de bassin de 1 335 km ² où vivent 110 000 habitants.23 morts seront à déplorer dans le Midi de la France.A titre d' information le débit minimal du Vidourle est de 3 m3/seconde et le moyen de 20m3/ seconde, le 8 septembre 2002, 6h30 au 9 septembre 2002, 16h00 le Vidourle atteint sa cote record, les débits de pointe sont évalués entre 1 500 à 2 000 m3/ seconde à Sommières (7,08 m à l'échelle d'annonce des crues et environ 10,30 m à la station hydrométrique de Salinelles).Nous aurons une brèche dont nous connaissons les conséquences.
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|  | |  | | Station hydrométrique de la DIREN LR sur le VIDOURLE | 1 station hydrométrique, gérée par la DIREN LR, est installée sur le Vidourle.
Station à Marsillargues Référence : Y3464010 Surface bassin versant km² : 798 Période de référence : 1969 -2000 Module m3/s : 9.64 Qmna5 (m3/s) : 0.008 Qjournalier de crue biennale m3/s : 250
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