Rédigé par Paul PASTRE et son frère Charles PASTRE, publié le 03/06/2008.
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 GEORGES -FERNAND JANIN ( 1880 - 1912 ) |  | Fernand Janin est né à Nîmes le 8 janvier 1880. Il était fils de Numa Janin qui vit le jour dans notre Commune le 12 octobre 1849 et de Nina Guillaume. Dés son jeune âge, il montra des dispositions pour la sculpture et la peinture. Reçu premier sur 500 à l'école Nationale des Beaux-Arts, il monta à Paris pour poursuivre ses études. Il est architecte, mais sa vocation est pour la peinture. Son activité et sa virtuosité d'élève le conduisent aux grands concours. En 1903, il obtient le prix Rougevin. En 1905, grâce à un magnifique " château d'Eau " le voici grand prix de Rome. En 1906, il reçoit le prix Stillman. En 1907, il obtient le prix Chevanard. Il visite la Belgique, l'Espagne, les Baléares, et revient dans le pays natal relever l'adorable portail roman de Saint-Gilles. En 1909, il expose au salon de la société des Artis Français, et y obtient une médaille et une bourse de voyage. Il parcourt l'Algérie, la Tunisie, passant en Italie Méridionale. Il veut contre toute prudence faire l'étude d'un coucher de soleil à Poestum, mais la fièvre le saisit. Il ramène de son périple de précieuses aquarelles, mais aussi le germe du mal qui devait l'emporter. Peu après, il est appelé à Chicago pour y étudier un grandiose projet d'embellissement de la ville. En 1910 à son retour il obtient avec un " Sanatorium " le premier Grand Prix de Rome d'architecture, mais son organisme fortement affaibli par des années de surmenage, il ne peut surmonter la maladie contractée en Italie. Il sera pensionnaire de l'Acadelie de France à Rome de 1910 à Aout 1912. En septembre 1912, il est à Marsillargues chez ses parents, qui le trouvent fort affaibli. Prétextant un changement d'air il part en Espagne. Il en revient le 8 octobre assez fatigué et va consulter les médecins de Toulouse et de Montpellier qui ne peuvent plus rien pour lui. Il meurt le 14 novembre 1912. Il repose maintenant dans le cimetière de Marsillargues, village où sa famille est présente depuis le XVI ème siècle. |
|  DESSIN DE FERNAND JANIN |  | Dessiné par Fernand Janin , scène très animée sur une grande place en face de l'Hôtel continental à Rôme ( au fond une basilique : Rôme ? ) ; de très nombreux personnages certainement des personnalités de l'époque caricaturées , la Louve avec Romulus et Remus et un surprenant serpent à sonnette , un planeur qui traverse la scène marqué Raid Paris Roma 1903 - 06 et qui se déleste de paquets ( portant des étiquettes ) . A gauche un vieil homme ( il me semble reconnaître Camille Saint Saëns ) , porté par deux gardes , dirige l'avion ... En haut à gauche au dessous de 1910 on voit le compas (signe des architectes mais aussi des francs maçons) serrant la tête d'un dragon ... Sur la droite quatre noms, des sociétaires du prix de Rôme , avec un symbole désignant leur spécialité :
- Noël Gallon : musique
- J. Dupas : peinture (Décoration du pavillon d' Emile-Jacques Ruhlmann à l'exposition de 1920)
- Jules Piel : gravure (timbre PTT)
- F. Janin : architecture
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|  PRIX DE ROME |  | Le prix de Rome est une bourse d'étude pour les étudiants en art. Il fut initié en 1663 en France sous le règne de Louis XIV sous la forme d'une récompense annuelle pour de jeunes artistes prometteurs (peintres, sculpteurs et architectes) qui prouvait leurs talents en effectuant des concours éliminatoires très difficiles. Le prix était organisé par l'Académie royale de peinture et de sculpture et était ouvert à ses élèves. Le lauréat gagnait un séjour de quatre ans au palais Mancini à Rome aux frais du roi de France ; le séjour pouvait être prolongé si le directeur de l'institution le jugeait utile. Les concours étaient organisés en peinture, sculpture, architecture et gravure, et en 1803, fut ajoutée la composition musicale. Le gagnant du " Premier Grand Prix " était envoyé pour trois ans à l'Académie de France à Rome fondée par Jean-Baptiste Colbert en 1666. Il existait, selon les années, des " Seconds Prix " qui permettaient également de partir à Rome mais pour une durée moindre. Le concours fut supprimé en 1968 par André Malraux. Cette compétition est, depuis, remplacée par une sélection sur dossier et les Académies, réunies au sein de l'Institut de France, ont été supplantées par l'État et le ministère de la Culture. Dès lors, les pensionnaires n'appartiennent plus seulement aux disciplines traditionnelles (peinture, sculpture, architecture, gravure sur médailles ou sur pierres fines, composition musicale) mais aussi à des champs artistiques jusque-là négligés ou nouveaux (histoire de l'art, archéologie, littérature, scénographie, photographie, cinéma, vidéo et même cuisine). Les pensionnaires sélectionnés se voient accorder la possibilité de se perfectionner pendant un séjour de six à dix-huit mois (exceptionnellement deux ans) à l'Académie de France à Rome (actuellement hébergée par la Villa Médicis ou même extra muros. |
|  L'AQUARELLE DE LA FEMME ARABE ASSISE |  | Période : 1er quart 20e siècle Millésime : 1909 en Matériaux / Techniques : aquarelle ; pierre noire Dimensions : H. en m 0,266 ; L. en m 0,274 Précision représentation : Biskra Lieu de conservation : Paris ; musée du Louvre département des Arts graphiques N° inventaire : RF 39621, recto Commentaire : Reversement du Musée d'Art Moderne, 1977. Annoté, signé et daté, en bas à droite, à l'aquarelle : Biskra 1909 Fernand Janin. Vient de l'école des Beaux-Arts, 4.1.1913 ? Marque (L. 1886a). |
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