Rédigé par Michel GALAS, publié le 03/06/2008.
Protection des droits des auteurs de la base Mérimée, des notices et des images : Aucune exploitation, notamment la diffusion et la reproduction, intégrale ou par extrait, autre que celle prévue à l'article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle, de la base de données, des notices et des images de ce site ne peut être réalisée sans autorisation préalable du ministre chargé de la culture ou, le cas échéant, du titulaire des droits d'auteur s'il est distinct de lui, sous peine de poursuites pour contrefaçon en application de l'article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle.
Copyright (C) 2008. Tous droits réservés.
 BASSAGET ANDRE ( 1758 -1843 ) |  |
Ancien membre du Conseil des Cinq cents et du Corps Législatif.
Bassaget (André), ministre protestant, accusateur public et législateur, né à Marsillargues (Hérault) le 12 février 1758, de Louis Bassaget, mort à Marsillargues le 28 janvier 1843. Il acheva ses études à Genève, fut nommé ministre protestant à Lourmarin (Lubéron) au moment de la Révolution. En 1789, on comptait pas moins de 1600 habitants à Lourmarin, répartis en 220 familles de cultivateurs, 80 d'artisans, 27 de tisserands, 12 cordonniers, et des dizaines de commerçants et autres négociants. Il s'y maria peu de temps après. S'étend déclaré avec chaleur pour la Révolution (enthousiaste des idées nouvelles), il fut nommé juge de paix de cette commune. Au cours de la Révolution française, par le décret du 1er décembre 1790, il fut institué « l'accusateur public ». Auprès de chaque tribunal criminel, un magistrat était chargé de poursuivre l'accusation au nom du roi. Les autres juges étaient élus. L'accusateur public était responsable de la surveillance des officiers de police du département. Le nombre des accusateurs publics fut fixé à deux pour chaque tribunal. M. Bassaget devint l'un d'entre eux. Il fut nommé accusateur public près du tribunal criminel du département du Vaucluse (Avignon). Le 23 germinal an VI (25 décembre 1799), il est élu député du même département au Conseil des Anciens. Quoique cette époque fut fertile en événements, il se condamna au silence le plus absolu, et ne prit aucune part apparente aux projets des différents partis, et ne monta même pas une seule fois à la tribune. Fontenelle disait : « que s'il avait la main pleine de vérités, il se garderait bien de l'ouvrir », mais cet aimable épicurien était, pour emprunter une expression juste et ingénieuse au révérend Père Gratry, « un sectateur de la sophistique du dix-huitième siècle ». Après le 18 Brumaire, il entra le 4 Nivôse an VIII (9 novembre 1799), au Corps Législatif, où il siégea jusqu'en 1808. Il n'y parla qu'une seule fois, ce fut pour rendre compte d'une mission qui lui avait été donnée pour la Hollande. A cette occasion, il dit : « qu'il serait trop heureux s'il avait pu faire quelque chose d'agréable au Premier Consul » ; n'eût-il pas mieux fait de dire : « s'il avait pu faire quelque chose d'utile à la Patrie. ? » M. Bassaget sortit du corps législatif, en 1808, il se retira à Lourmarin, et il s'occupa à faire valoir ses propriétés, assez considérables à ce jour pour le rendre éligible (à cette époque un citoyen qui voulait être éligible se devait de posséder un certain patrimoine). Cependant, le 8 avril 1815 la capitulation de la Palud fut signée (chute de Napoléon, contre les bonapartistes et les anciens révolutionnaires). L'armée royale était licenciée et les volontaires royaux rentrés dans leurs foyers. Dans les derniers mois de 1815, les volontaires de l'armée du monseigneur le Duc d'Angoulême sont sur le chemin du retour en direction de leurs foyers. Dispersés et non armés, ils s'en suivent les évenements du Midi. Il y eut des condamnations à morts et des assassinats notamment à Arpaillargues entre les volontaires royaux et les habitants. Après la seconde restauration, de nombreux volontaires catholiques et royalistes de Nîmes sont assassinés. Difficiles à prévenir ou à empêcher. !!! Pendant ces cent jours, dans les départements du Gard et de la Lozère, l'état nominal est de 39 tués et blessés royalistes et catholiques. Parmi les maltraités, nous retrouvons M. Bassaget, citoyen recommandable, il fut un moment persécuté, exilé et mis en surveillance à Narbonne. Mais cette surveillance fut de très courte durée. Car arrive l'apaisement, l'ordonnance du 5 septembre 1816, dominée par les ultras royalistes, entrée en conflit avec le ministère du duc de Richelieu, Louis XVIII est contraint de dissoudre « la Chambre Introuvable » qui est décidément trop réactionnaire et dont la violence ne fait que nuire à La Restauration . De ce fait, M. Bassaget pourra rentrer dans ses foyers, où il jouira de l'estime et de la bienveillance de ses concitoyens.
FIN DE L'HOMMAGE |
|
|